Selon l’INSEE, le nombre de défaillances d’entreprises a légèrement diminué de 1,4 % en 2001, après trois années de forte baisse. 250 000 entreprises ont été créées en 2001 ...

Selon l’INSEE, le nombre de défaillances d’entreprises a légèrement diminué de 1,4 % en 2001, après trois années de forte baisse. 250 000 entreprises ont été créées en 2001 dans l’industrie et le tertiaire. Presque autant ont cessé leur activité. 34 900 entreprises ont déposé leur bilan. Les autres cessations correspondent à une « mort naturelle » décidée par le chef d’entreprise. Les dépôts de bilan constituent moins de 2 % par rapport au nombre total d’entreprises de ces secteurs : 2,1 millions début 2001. Les entreprises défaillantes employaient 184 000 salariés, six mois avant leur dépôt de bilan. L’ensemble des emplois concernés ne disparaît pas forcément. En effet, 10 % environ des entreprises défaillantes ne sont pas liquidées. Elles poursuivent au moins une partie de leur activité. Par ailleurs, certains établissements sont repris, permettant la sauvegarde d’une partie des emplois. Six mois avant leur dépôt de bilan, 18 000 entreprises n’avaient aucun ou qu’un seul salarié. En 2001, 120 entreprises défaillantes réalisaient plus de 15 millions d’euros de chiffre d’affaires. Par rapport à la période 1999-2000, le poids des grandes entreprises défaillantes augmente sensiblement. 80 entreprises en moyenne par an avaient atteint ce niveau d’activité deux ans avant leur dépôt de bilan. Entre 1997 et 2000, le nombre de défaillances est passé de 48 600 à 35 400, soit une baisse en moyenne de 10 % par an. La forte baisse entre 1997 et 2000 correspond à une période de forte croissance (+ 2,9 % par an). Le 1er semestre 2001 s’est soldé par une baisse de 7,1 % par rapport au 1er semestre 2000. Au 2ème semestre 2001, les défaillances ont augmenté, en revanche, de 4,8 % par rapport au 2ème semestre 2000. Les défaillances dans le domaine des technologies de l’information et de la communication ont augmenté de 23 %. Certains secteurs comme la construction, l’industrie (hors agroalimentaire), les hôtels, cafés, restaurants restent plus sujets à la défaillance. La construction détient le taux de défaillance le plus élevé (2,3 %, contre 1,7 % en moyenne en 2001). Le taux reste toujours inférieur à la moyenne dans les services aux entreprises (1,4 %), malgré la forte hausse du nombre de défaillances en 2001. Les défaillances ont augmenté de 12,7 % dans les services aux entreprises en 2001. Entre 1997 et 2000, les créations dans ce secteur sont passées de 43 900 à 50 900 (+ 16 %). En 2001, les sociétés de services aux entreprises représentent 15 % du nombre total de défaillances, soit trois points de plus qu’en 1997. Le commerce reste le secteur ayant le plus fort taux d’entreprises défaillantes (29 %). Néanmoins, le nombre de dépôts de bilan a diminué en 2001 de 6 % dans ce secteur. Les taux de défaillance sont plus faibles dans les régions de la moité ouest du pays que dans celles de la moitié est. Entre 2000 et 2001, les défaillances reculent dans les régions où elles sont les plus nombreuses. Ainsi, en Ile de France, le nombre de dépôts de bilan (25 % des défaillances d’entreprises) a chuté de 1,5 %. Il chute de 6,5 % dans les régions PACA et Rhône-Alpes. Inversement, dans une douzaine de régions, les défaillances sont plus nombreuses en 2001. La Basse Normandie et l’Aquitaine sont les plus touchées avec une hausse de 10 %. 54 % des nouvelles entreprises cessent définitivement leur activité cinq ans après leur création. Les taux de défaillance les plus élevés concernent les entreprises âgées de 1 à 4 ans. Au-delà de dix ans d’existence, seule une entreprise sur cent passe, une année donnée, devant un tribunal de commerce. (Christine Weissrock – Atelier Groupe BNP Paribas – 11/09/2002)