Depuis maintenant presque deux ans, le greffe du Tribunal de commerce de Paris (http://www.greffe-tc-paris.fr) examine les chiffres-clés de la vie des entreprises de Paris intra-muros ...

Depuis maintenant presque deux ans, le greffe du Tribunal de commerce de Paris (http://www.greffe-tc-paris.fr) examine les chiffres-clés de la vie des entreprises de Paris intra-muros. Ce baromètre traite de la création et de la défaillance des entreprises, des start-up, de l’endettement des entreprises et des jugements d’ouverture de procédures collectives.1 950 nouvelles entreprises se sont créées en août 2002, soit une baisse de 35 % par rapport à juillet 2002 (2 994), et une progression de 4,5 % par rapport à août 2001 (1 867). En août 2002, 485 inscriptions de privilèges de la sécurité sociale et du Trésor ont été enregistrées, contre 126 en août 2001. Les deux mois d’été 2002 cumulés présentent une baisse en volume de 10 % par rapport à l’été 2001. L’endettement URSSAF moyen déclaré au greffe s’élève à 17 000 euros, soit le double de la dette moyenne enregistrée en juillet. L’endettement fiscal ralentit en août. 2 429 inscriptions ont été prises, contre 3 196 en août 2001 (- 24 %). La dette fiscale moyenne par entreprise déclarée au greffe s’élève à 785 020 euros.En août, le greffe a détecté 117 nouvelles entreprises en difficulté, soit trois fois plus qu’en 2001. Cet été, 204 nouveaux dossiers au total ont été ouverts, soit deux fois plus que l’an passé.Le tribunal de commerce de Paris a prononcé 198 jugements d’ouverture de procédures collectives en août (+ 7,6 % par rapport à août 2001). 434 procédures ont été ouvertes cet été, contre 439 au cours de l’été 2001 (- 1 %). Le nombre de procédures collectives ouvertes depuis le début d’année progresse de 37 % par rapport à la même période de 2001. De janvier à août 2002, les jugements d’ouverture de procédures collectives sur assignation d’un créancier s’élèvent à 986, contre 310 sur la même période de 2001. 127 dirigeants se sont présentés en août 2002 au greffe pour déposer leur déclaration de cessation des paiements (- 13 % par rapport à août 2001). Ces entreprises défaillantes présentent un passif cumulé d’environ 137 559 000 euros, soit un passif moyen de 694 742 euros, contre un passif cumulé de 76 820 000 euros et un passif moyen de 387 979 euros en août 2001. 1 131 salariés sont concernés par les défaillances d’entreprises d’août 2002, soit deux fois plus qu’en 2001. Ils travaillaient principalement dans des structures importantes dans les secteurs de l’immobilier et services aux entreprises, de l’industrie (hors agro alimentaire), des services aux particuliers et du commerce. Au total, 2 275 salariés ont été touchés par les procédures collectives intervenus cet été (+ 44 % par rapport à l’été 2001). Au cours des huit premiers mois de 2002, les effectifs salariés concernés par les défaillances ont augmenté de 23,6 %. 1 506 entreprises ont été radiées du registre du commerce (sur déclaration du dirigeant et d’office par le greffe) en août (- 29 % par rapport à août 2001) et 2 672 entreprises au cours de l’été 2002 soit 24,3 % de moins qu’au cours de l’été 2001. Après une légère progression en juillet dernier (41), la création de start-up est repartie à la baisse en août. 22 nouvelles start-up se sont créées en août 2002, contre 38 en août 2001 (- 42 %). Les créations de start-up ont diminué de 26 % par rapport à l’été 2001. 4 start-up ont fait l’objet d’un jugement d’ouverture de procédures collectives en août 2002, contre 9 en août 2001. L’activité principale ou exclusive de ces socités est l’apport ou l’exploitation d’informations supportées sur un site connecté à l’Internet. Le passif moyen cumulé par ces sociétés défaillantes s’élève à 1 985 652 euros. La chute des créations de start-up entraine automatiquement une baisse des défaillances. La majorité des start-up en difficulté ont disparu. (Christine Weissrock – Atelier Groupe BNP Paribas – 13/09/2002)