Selon la neuvième étude annuelle « L’entreprise en difficulté en France 2002 » publiée par Deloitte & Touche Corporate Finance, le nombre de défaillances d’entreprises a recommencé de croître ...

Selon la neuvième étude annuelle « L’entreprise en difficulté en France 2002 » publiée par Deloitte & Touche Corporate Finance, le nombre de défaillances d’entreprises a recommencé de croître en 2001, après avoir baissé depuis 1996. Alors que le nombre total des défaillances d’entreprises est passé de 43 700 en 2000 à 42 000 en 2001, les redressements judiciaires d’entreprises de taille significative connaissent une forte progression. 40 sociétés employant plus de 300 personnes ont été déclarées en redressement judiciaire en 2001, contre 17 l’année précédente.Les suites données aux défaillances d’entreprise ont abouti en 2001 à 89,2 % de liquidations, 8,5 % de plans de continuation et 2 ,3 % de plans de cession. Les liquidations directes, apparues avec la réforme de la loi intervenue en 1994, sont de plus en plus en plus fréquentes : 66,8 % des jugements d’ouverture.Les tribunaux de commerce, y compris dans les villes moyennes, continuent de mettre en place des cellules de prévention. Les procédures de mandat ad hoc et de conciliation représentent une part de plus en plus importante des solutions de restructuration de sociétés importantes. Le taux de conciliations réussies est de 48 %. Quatre administrateurs judiciaires intervenant régulièrement en France dans des procédures de prévention, interrogés par Deloitte & Touche Corporate Finance, constatent que la procédure de prévention est une réussite dans près de 70 à 80 % des cas.Les chances de redressement augmentent avec la taille de la société, son âge et la durée de la période d’observation. (Christine Weissrock – Atelier Groupe BNP Paribas – 22 janvier 2003)