Une connexion Internet en plein ciel… Beaucoup en rêvent, et peuvent aujourd’hui se réjouir du lancement imminent de ce service par certaines compagnies aériennes. Connexion, une filiale de...

Une connexion Internet en plein ciel… Beaucoup en rêvent, et peuvent aujourd’hui se réjouir du lancement imminent de ce service par certaines compagnies aériennes. Connexion, une filiale de Boeing, leur propose cet agrément sur les longs-courriers. Techniquement, il suffit à la société de disposer sur chaque avion deux antennes satellites assurant une connexion permanente à Internet.

Les compagnies aériennes peuvent ensuite choisir une connexion avec ou sans fil. La plupart du temps, c’est sans surprise le wireless qui l’emporte, pour des raisons évidentes de confort d’utilisation et de gestion des connexions. Il suffit alors au passager de disposer d’un ordinateur capable de se connecter sans fil au réseau, pour lire ses mails, effectuer une recherche, jouer, etc.

Cela fait longtemps qu’il est question de connexions Internet à bord des avions, mais le service n’a pas eu de chance : le tumulte du secteur, après les attaques du 11 septembre 2001, en a largement retardé le lancement. Ce printemps, Lufthansa annonce le service Connexion sur ses vols longs-courriers avec deux années de retard !

Aujourd’hui, les utilisateurs sont prêts : à l’heure où Internet est accessible dans les cafés, les chambres d’hôtel et surtout les aéroports, et où les consommateurs font l’apprentissage de ces nouveaux usages, il est temps de lancer Internet dans les avions. Selon certains spécialistes du secteur, l’offre deviendra même bientôt un argument commercial de poids.

Les compagnies doivent cependant prendre bien garde à offrir un service de qualité, en minimisant les interruptions de service et en assurant un débit toujours plus haut. Avec un tarif autour de 30 dollars par passager et par vol, les compagnies devraient voir des retours sur investissement au bout de deux ans. Boeing estime que 4000 de ses appareils seront équipés d’un accès Internet d’ici 10 ans, et que 20 % des passagers achèteront le service.

(Atelier groupe BNP Paribas - 23/04/2004)