Si les deux supports prennent une place croissante dans les modes d'achat, c'est pour le moment à des fins différentes. Mais ces usages devraient progressivement se rejoindre.

Les consommateurs comparent sur mobile et achètent sur tablette

Si la tablette est prisée par les commerçants comme support de présentation, qu’en est-il de son usage par le consommateur ?Adobe Digital Publishing Suite vient de publier une étude* sur les habitudes et usages d’achat des individus sur tablette et mobile. Le résultat est sans grande surprise mais vaut d'être souligné pour les chiffres : la tablette tend à damer le pion au mobile. 44% de ses utilisateurs y auraient recours à des fins d’achat contre 20% sur mobiles. L’étude affine le propos quant à l’utilisation des supports mobiles par les consommateurs. Sur tablette, ils auraient tendance à acheter directement, quand sur mobile, la propension serait à la comparaison de prix et de produits.

L’application a sa carte à jouer en 2013

Résultat, sur tablette, ils sont presque deux fois plus susceptibles de passer à l’acte d’achat (55%) que sur smartphone (28%). Si le recours au site mobile par le consommateur reste cette année dominant, l’application ne doit pour autant pas être négligée par l’e-commerçant: plus de la moitié des consommateurs mobiles déclarent avoir l’intention d’acheter sur application l’année prochaine. En revanche, les attentes du m-consommateur quant à aux fonctions de l’application divergent selon le support utilisé. Le mobinaute attend d’abord de son application la possibilité de localiser d’un clic les magasins environnants (60%), quand l’utilisateur de tablettes escompte une présentation de produits sophistiquée et interactive (49%).

L’affinité avec une marque

Une expérience d’achat géolocalisée et interactive, donc. Le consommateur se tournera davantage vers l’application d’une marque connue et/ou exposée: 2 tiers, tous supports confondus, affirment télécharger une application de shopping après avoir été exposés à la marque, surtout si celle-ci leur est connue. La marque aspirante a moins de chances d’attirer le clic sur les apps stores: seuls 21% utiliseraient une application pour se familiariser avec une nouvelle marque. Celles-ci auraient tout intérêt à cibler l’ami, et donc les réseaux sociaux: ceux-ci restant les prescripteurs favoris du consommateur en devenir, à hauteur de 88%.

*Etude effectuée du 28 novembre au 3 décembre 2012, auprès de 1003 possesseurs de smartphones, entre 18 et 54 ans.