D'un côté, l'industrie musicale. De l'autre les défenseurs et les initiateurs du téléchargement gratuit. Chacun défendant ses intérêts dans les médias, forts d'une argumentation bien construite....

D’un côté, l’industrie musicale. De l’autre les défenseurs et les initiateurs du téléchargement gratuit. Chacun défendant ses intérêts dans les médias, forts d’une argumentation bien construite. Et les consommateurs lambdas, dans tout ça ? Quel est leur sentiment sur le débat de la musique en ligne ?

Une question à laquelle le cabinet Harris Interactive a souhaité répondre, en menant une enquête le mois dernier, auprès d’un échantillonnage de citoyens américains au fait du téléchargement illégal. 75 % de ces personnes pensent que le téléchargement en ligne à visée commerciale (un particulier revendant ses téléchargements) doit être interdit, mais que le téléchargement destiné à un usage personnel uniquement n’est pas un délit.

Pour ce qui est des solutions qui peuvent être envisagées contre le téléchargement illégal, 70 % des sondés pensent que la baisse du prix de vente des CD aurait pour effet de réduire le téléchargement de musique en ligne. 21 % pensent que cela n’aurait au contraire aucun effet.

Bien avant qu’il ne soit question de téléchargement de musique sur Internet, tout un chacun avait pris l’habitude de copier les disques de son entourage, d’acheter des disques d’occasion, etc. Pour beaucoup d’individus, le téléchargement illégal est l’héritage de ces pratiques. Par exemple, 54 % des personnes interrogées par Harris Interactive pensent qu’il n’y a aucune différence entre le téléchargement en ligne et l’achat d’un CD d’occasion ou la création d’une copie à partir d’un disque emprunté.

Une assertion qui devrait plutôt décourager la RIAA (Recording Industry Association of America), qui multiplie ses efforts pour communiquer au public que le téléchargement sur Internet ne respecte pas le droit d’auteur et est donc interdit.

(Atelier groupe BNP Paribas – 10/02/2004)