l'encontre d'une société informatique Shark Micro. Au moyen de publicités paraissant dans la presse spécialisée, la société Shark Micro proposait des configurations très alléchantes à des prix très ...

l'encontre d'une société informatique Shark Micro. Au moyen de publicités paraissant dans la presse spécialisée, la société Shark Micro proposait des configurations très alléchantes à des prix très bas. Cependant se basant sur une gestion de flux entrêmement tendue et des techniques commerciales très agressives, la société ne livrait pas toujours ce qui était convenu ou imposait des options. De plus, comme cela se pratique souvent en matière de vente informatique par correspondance, elle réclamait le versement intégral du prix au moment de la commande. En janvier dernier, après avoir connu une période euphorique en 1996, la société mal gérée se trouve dans l'incapacité de livrer le matériel commandé tout en continuant d'encaisser les chèques. S'étant laissé tenter par une publicité parue dans PC Mag en janvier, Jean-Luc Paluczak rejoint les 1 500 victimes recensées par l'administrateur judiciaire et recoit de ce dernier une lettre-type l'informant qu'il ne pourrait, en vertu de l'article 33 de la loi du 25 janvier 1985, être ni remboursé, ni livré. En effet, mise en redressement judiciaire le 6 février dernier par le tribunal de commerce de Paris, la société a été liquidée le 19 juin dernier avant la fin de la période d'observation de six mois. Ne souhaitant pas se laisser faire, Jean-Luc Paluczak porte plainte pour escroquerie à la gendarmerie et créé l'association Remora afin de fédérer l'action des victimes de la société informatique. Pour tous ces consommateurs lésés il ne reste donc plus que la voie pénale. L'association Remora et l'UFC envisagent également d'attaquer en justice les dirigeants de Shark Micro et veulent stigmatiser certaines pratiques du secteur informatique. (Expertises - juillet-août 1997)