Malgré de bonnes prévisions de croissance, ce mode de paiement doit surmonter une série d’obstacles logistiques et technologiques pour se pérenniser. Comme la généralisation de mobiles intégrant une antenne à radiofréquence.

A l’horizon 2012, avec un total de 180 millions de transactions par an, ce sont près de 4,5 millions de sud-coréens qui devraient avoir adopté le mode de paiement mobile sans contact (dans sa version prépayée), indique Celent. Cela pour un chiffre d’affaires avoisinant les 140 millions de dollars. Ces dernières années, le consommateur sud-coréen a en effet été fortement sensibilisé à ce nouveau mode de règlement, notamment au travers du mobile bankinget de la mise en place dans le métro de Séoul de cartes de transport sans contact. Cependant le cabinet d’étude, qui vient de publier un rapport sur le sujet, pointe également toute une série d’obstacles à surmonter impérativement pour assurer une pérennité et une croissance durable à ce marché naissant. Cela passe par une interopérabilité entre les opérateurs, mais aussi par une diffusion à plus grande échelle de téléphones mobiles intégrant des antennes à radiofréquence.

Equiper les téléphones mobiles d’antennes à radiofréquence

En Corée du Sud, à peine 33 % des téléphones mobiles en sont déjà équipés, contre un taux de pénétration de 55 % au Japon. De plus, contrairement au marché japonais, le consommateur coréen doit équiper son terminal d’une puce spéciale (USIM, pour Universal subscriber identity module), et qui lui assure un certain degré d’authentification. Cela pour pouvoir effectuer des transactions financières en paiement mobile sans contact. Il y a aussi la question très sensible de l’installation chez les commerçants des terminaux compatibles avec le paiement mobile sans contact. Le déploiement massif de ces terminaux étant pour l’instant freiné par des questions de coûts et de prise en charge. Le pays du matin calme n’en compte aujourd’hui que 80 000, un chiffre qui fait pâle figure, comparé aux 3,5 millions d’enseignes où les sud-coréens peuvent acheter avec leur carte de crédit.

Installer des terminaux de paiements chez les commerçants

Enfin, si le paiement sans contact doit s’imposer, il devra le faire en proposant des services différenciant susceptibles de capter durablement l’attention du consommateur, comme des programmes de points fidélité, des coupons de réductions sur mobile, ou bien l’accès via des offres privilège donnant accès à toute une gamme de service à tarif préférentiel, conclut l’étude menée par la Cabinet Celent. A noter qu'en Corée du Sud, l’aventure du paiement sans contact n’est pas nouvelle. Les premiers services ont fait leur apparition en 2002, mais il a fallu attendre la mi-2009, l’arrivée d’une nouvelle génération de smartphones et un important partenariat entre Korea Smart Card et certains opérateurs dans le cadre du service Mobile T-money, pour constater un frémissement sur ce marché.