Le Conseil de la concurrence sud-coréen condamne Microsoft pour abus de position dominante. Le géant de Redmond devra s'acquitter d'une amende de 32 millions de dollars et proposer des versions...

Le Conseil de la concurrence sud-coréen condamne Microsoft pour abus de position dominante. Le géant de Redmond devra s'acquitter d'une amende de 32 millions de dollars et proposer des versions alternatives de Windows. L'autorité sud-coréenne reproche à Microsoft de vouloir imposer certains de ses logiciels avec l'achat de son système d'exploitation.

Des entreprises avaient porté plainte contre le géant américain parce que son logiciel de messagerie instantanée était compris dans Windows. Ils avaient finalement abouti à un accord et les entreprises avaient retiré leurs plaintes. Le verdict de la commission a été d'imposer la sortie de deux nouvelles versions allégées de Windows sous 180 jours.

"Cette décision va restaurer la concurrence sur des marchés qui ont été faussés", explique Kang Chul-kyu, le président de la Commission. Il a ajouté que cela allait encourager l'industrie locale du logiciel qui est aujourd'hui, très loin derrière l'industrie du matériel informatique.

Microsoft est très déçu de cette décision contre laquelle il va porter plainte. Ses ennuis en Corée du Sud avaient commencé avec le portail Internet Daum Communications en 2001 qui l'accusait de pratiques anti-concurrentielles. Le mois dernier, ils étaient arrivés à s'entendre moyennant le versement de 30 millions de dollars.

L'éditeur de logiciels a été accusé, à de nombreuses reprises, de pratiques anti-concurrentielles et d'abus de position dominante. La Commission européenne l'a condamné à payer une amende de 497 millions d'euros et de commercialiser des versions allégées de Windows. Un mandataire chargé de vérifier la bonne exécution par Microsoft des directives de la Commission Européenne a également été nommé. Un différend avec l'américain RealNetworks qui lui reprochait d'imposer son Media Player et son Media Server à Windows l'a amené à verser 761 millions de dollars au plaignant.

(Atelier groupe BNP Paribas - 07/12/05)