Voulant devenir un "full service brocker" européen par opposition au "discount broker", la banque Cortal (Paribas) va proposer début juillet un service d'investissement en ligne, baptisé e-cortal. ...

Voulant devenir un "full service brocker" européen par opposition au "discount broker", la banque Cortal (Paribas) va proposer début juillet un service d'investissement en ligne, baptisé e-cortal. e-cortal proposera un accès à 10 Bourses internationales ainsi qu'une sélection de 200 fonds d'investissement européens. Les particuliers de 8 pays européens : l'Allemagne, l'Angleterre, l'Autriche, l'Espagne, la Finlande, la France, l'Italie et les Pays-Bas, constituent la cible visée pour le courtage d'actions. La banque française Cortal exercera pour cela dans le cadre de la libre prestation de services européenne notifiée dans sept pays. e-cortal souhaite qu'à terme un tiers des ordres de Bourse passés le soit en dehors du pays de résidence du client. Des accords locaux avec des éditeurs d'informations locaux sont en cours de conclusion afin que les clients puissent disposer des informations nécessaires sur l'ensemble des valeurs proposées. Dans un premier temps, e-cortal ne sera disponible que pour les clients français. Pendant l'offre de lancement valable jusqu'au 15 septembre, les courtages internationaux de Cortal seront facturés sous la forme d'un forfait de 35 euros (220 F environ) jusqu'à 5 000 euros, et 0,7 % de la transaction au-delà. Deux mois après le lancement de cette offre, le service sera disponible par l'ensemble de la cible via Internet. Bien qu'elle ne veut pas être considéré comme un "discount broker", Cortal affiche une volonté de tarification basse et unique, sauf pour les droits de garde adaptés à chaque pays. Outre le service Internet, la banque directe offrira un appui téléphonique en sept langues, contre cinq sur le web. Son centre d'appels téléphoniques est localisé en France.

Sur les cinq premiers mois de l'année, Cortal a fait transiter un million d'ordres de Bourse, soit 75 % de plus que sur la même période de l'an passé, représentant un volume de 1,9 milliard de F. 86 % de ces ordres sont passés par le biais d'Internet. Président de Cortal, Olivier Legrand explique à La Tribune "pour un ordre exécuté, il y a de plus en plus d'ordres qui ne le sont pas, car il s'agit d'ordres à cours limité. Faciles à passer par Internet, ils sont plus intéressants pour le client". Selon Olivier Legrand, le système informatique de Cortal peut transmettre un millier d'ordres par seconde (La Tribune - Les Echos - 24/06/1999)