Le président américain Georges Bush a officiellement approuvé cette semaine l'attribution à la recherche dans le domaine des nanotechnologies d'un budget de 3,7 milliards de dollars, finançant ...

Le président américain Georges Bush a officiellement approuvé cette semaine l’attribution à la recherche dans le domaine des nanotechnologies d’un budget de 3,7 milliards de dollars, finançant quatre années de recherche (2004 – 2008). Ce financement s’inscrit dans le cadre de la loi sur le développement et la recherche en nanotechnologies du 21ème siècle, votée mercredi.

Le gouvernement des Etats-Unis a toujours appuyé ce domaine de recherche, mais cette loi pourrait, selon ses défenseurs, permettre aux Etats-Unis de véritablement entrer dans la course internationale de ce qui pourrait être la technologie majeure du siècle à venir.

Les nanotechnologies impliquent la création et l’utilisation de matériaux, d’appareils et de systèmes aux propriétés nouvelles, obtenus grâce à un procédé de contrôle de la matière à l’échelle du milliardième de mètre, ou nanomètre. Certaines nanotechnologies sont déjà utilisées aujourd’hui ; par exemple, pour les barres de frottement des camions de General Motors ou dans la production de fibres de vêtements anti-taches. Dans le domaine de l’informatique, les nanotechnologies pourraient révolutionner l’industrie des semi-conducteurs, permettre la production d’ordinateurs dont la puissance des processeurs serait beaucoup plus importante qu’aujourd’hui.

Les défenseurs du financement étatique mettent en avant que les grandes révolutions scientifiques ont de tout temps eu besoin de budgets du gouvernement pour prendre leur ampleur : Internet, développé par l’armée américaine, l’industrie de la micro-électronique, etc. A l’inverse, les détracteurs des nanotechnologies brandissent le risque de développement du clonage, la mise en danger de l’environnement, etc.

Plus pratiquement, comme le souligne le Financial Times, les nanotechnologies sont devenues l’attraction des capital risqueurs : aux Etats-Unis uniquement, plus de 300 entreprises se réclament du domaine des nanotechnologies. Une raison à cela : Le préfixe « nano » est devenu le sésame du financement, de la même manière que le suffixe « .com » attirait nombre de portefeuilles il y a quelques années. Toujours est-il que les investisseurs devront attendre avant de constater d’éventuels retours sur investissement : si les opportunités des nanotechnologies sont gigantesques, elles ne seront mises à jour que d’ici plusieurs années.

( Atelier groupe BNP Paribas – 05/12/2003)