Quelle plate-forme d'échanges doit-on retenir et quels critères pour réussir en 2012 sur les marchés financiers internationaux ? Celent propose six pistes de réflexion aux décideurs.

Les courtiers de Wall Street invités à revoir leur informatique

Pour mieux profiter de fonds alternatifs dans un contexte très compétitif, les courtiers sont invités à revoir leur infrastructure informatique. Commandé par Broadridge Financial, un rapport de Celent recommande d’implémenter la bonne infrastructure capable de permettre de bâtir de nouvelles relations fructueuses. Son auteur, l’analyste Axel Pierron, propose six pistes d’amélioration pour y parvenir. La première est de se poser la question de savoir s'il existe une interface avec les systèmes hérités du passé. La plate-forme du courtier doit s’interfacer avec l’informatique du mandataire-vendeur et avec son "écosystème fonctionnel". Il doit s’intégrer aux applications telles que les plates-formes d’accès direct au marché ; l’emprunt de titres ; la gestion des risques et de la conformité ; la recherche de titre, de marché, de compensation et de règlements. 

Un circuit de validation à mettre en place

La deuxième question à se poser est la suivante : un circuit de validation est-il prévu ? Ce workflow s’impose alors qu’une majorité de fonds alternatifs retiennent plusieurs mandataires, en comparant leurs services, risques et traitements. Les mandataires centraux doivent donc utiliser des plates-formes de traçabilité d’échanges et de transferts d’actifs, de traitement financiers tels que l’emprunt de titres, la gestion de liquidité et de sûretés. Troisième piste : peut-on passer à la catégorie suivante ? Les directeurs de fonds alternatifs ont besoin de mandataires capables d’augmenter les catégories d’actifs servis via une seule plate-forme plutôt que plusieurs. Plus qu’un point de vente unique et global, cela leur permet de mieux gérer l’exposition aux risques et les sûretés pour leurs clients. En quatrième lieu, le cabinet conseille de se demander si des rapports d’état en temps réel sont fournis. Selon lui, dans un marché volatile, les clients veulent une surveillance en temps réel et hypothéquer à nouveau certains actifs.

Temps réel et agrégation de données

Ils veulent pouvoir distinguer leurs actifs et aussi consolider plusieurs catégories de ces derniers. Prendre une décision plus rapidement revêt une signification plus forte au moment où les échanges sont automatisés entre plusieurs classes d’actifs. Celent propose ensuite de vérifier su plusieurs formats de données distincts sont agrégés. Plus un fond alternatif utilise de mandataires, plus il a besoin d’agréger de données. La plate-forme du broker central doit fournir des rapports unifiés provenant de formats distincts et de mandataires différents afin d’offrir une vue unifiée des positions, échanges et bilans. Le calcul correct de l’exposition aux risques du portefeuille en dépend. Enfin, pour Axel Pierron, reste une étape : peut-on devenir global ? La plate-forme du mandataire central doit en effet être assez souple et robuste pour soutenir l’expansion internationale. Et l’accès simultané à plusieurs marchés et les facultés de connectivité sont des critères différenciant.