L'année 2004 ne connaîtra pas de diminution du nombre de fraudes bancaires, qui devraient au contraire s'intensifier et prendre de nouvelles formes. C'est ce que prévoient les professionnels de la...

L’année 2004 ne connaîtra pas de diminution du nombre de fraudes bancaires, qui devraient au contraire s’intensifier et prendre de nouvelles formes. C’est ce que prévoient les professionnels de la banque et les experts informatiques, qui se sont réunis en début de semaine, le temps d’une rencontre sur ce thème à Londres.

Ces fraudes d’un genre nouveau, particulièrement observées en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et en Australie, se basent sur l’interception des coordonnées bancaires des clients à leur insu. Un procédé baptisé « phishing » (jeu de mot sur « fishing », pêcher) par les autorités policières. C’est plus particulièrement ces derniers mois que des messages, dont les expéditeurs étaient prétendument de grandes banques anglo-saxonnes, enjoignaient des internautes à mettre à jour leurs coordonnées bancaires sur une page web apparemment liée au site officiel de leur banque.

Le problème identifié par les experts de la sécurité informatique est qu’il est aisé pour les auteurs de ce type d’escroquerie de se doter d’une adresse Internet ressemblant à une adresse professionnelle. En premier recours, des grands noms du secteur bancaire comme Barclays, Lloyds TSB ou NatWest ont adressé des avertissements à leurs clients sur ce type de fraudes, leur demandant d’être vigilants. A terme, l’industrie bancaire réfléchit à la création d’un nom de domaine spécifique « dot bank », réservé aux entreprises de services financiers. Selon les experts en sécurité, si cette solution ne pourra pas mettre un terme définitif aux escroqueries de ce genre, elle en réduirait tout de même la portée.

( Atelier groupe BNP Paribas – 19/12/2003)