chercheurs et enseignants africains ont beaucoup de mal à diffuser leur production et à mener leur carrière dans de bonnes conditions sans contact pratiquement avec leurs homologues francophones. So...

chercheurs et enseignants africains ont beaucoup de mal à diffuser leur production et à mener leur carrière dans de bonnes conditions sans contact pratiquement avec leurs homologues francophones. Soutenant la francophonie par l'intermédiaire de l'enseignement et de la recherche, l'Agence francophone pour l'enseignement supérieur et la recherche (AupelfUref) souhaite venir au secours de l'Université africaine. Développant le concept d'université virtuelle, cet organisme rassemble étudiants et enseignants de différents pays et fonctionne grâce à l'utilisation d'Internet et des réseaux numériques. Le réseau des Syfed (système francophone d'édition et de diffusion) sera utilisé par le système. Déjà dans le monde, une quarantaine d'universités virtuelles fonctionnent (Amérique Latine, Amérique du Nord, Europe). Cette année, l'université francophone verra le jour. 500 étudiants de Dakar, Hanoi, Madagascar pourront s'y inscrire à titre expérimental. Dès 1999, 10 000 étudiants devraient y être inscrits. La Banque mondiale, l'Union européenne, le Fonds francophone des informations qui apporte une contribution de 30 millions assureront son financement. Des annuaires d'enseignants et de chercheurs, des bases d'informations spécialisées, des répertoires de thèses et de littérature .... seront mis à la disposition de tous par une médiathèque universelle. Il sera également possible de consulter 100 000 ouvrages de la Bibliothèque nationale de France. On trouvera aussi sur le réseau des images de TV5, la Cinquième, les émissions de Radio Sorbonne. Les étudiants auront accès à tous les services utiles que ce soit le centre d'orientation en passant par la bourse de l'emploi grâce à un campus virtuel. (Le Figaro - 06/08/1997)