Selon IDC, l'an dernier, le marché mondial de l'informatique a généré un chiffre d'affaires de 610 milliards de dollars. Grâce à l'essor des nouvelles technologies comme Internet et à l'émergence de...

Selon IDC, l'an dernier, le marché mondial de l'informatique a généré un chiffre d'affaires de 610 milliards de dollars. Grâce à l'essor des nouvelles technologies comme Internet et à l'émergence de nouveaux marché à très fort potentiel de croissance, cette industrie devrait, au cours des cinq prochaines années, connaître un fort développement. La zone Asie-Pacifique devrait ainsi s'accélérer au cours des prochaines années "Si le Japon demeure, et de loin, le deuxième marché mondial après les Etat-Unis, la Chine sera sans conteste le moteur de la croissance du marché informatique en Asie-Pacifique au cours des prochaines années". Alors que cette zone ne représentait que 18,6 % du marché mondial en 1992, elle est passée l'an dernier à 23,5 %. L'explosion des ventes de micro-ordinateurs (69,2 millions d'unités l'an dernier) dans cette région qui (Japon compris) a consommé l'an dernier plus de PC que l'Europe de l'Ouest, devrait se poursuivre au cours des prochaines années. L'Australie et la Nouvelle-Zélande réunies constituaient le deuxième marché de la région (hors Japon), suivies par la Chine et la Corée du Sud. Avec une croissance annuelle moyenne de près de 24 %, la Chine, d'ici à 2001, dépassera largement ses suivants. Ce marché devrait représenter en 2001 près de 35 milliards de dollars, contre 20 milliards pour l'Australie-Nouvelle Zélande, et autant pour la Corée. Avec une progression attendue de l'ordre de 10 % par an d'ici à 2001, le marché américain devrait confirmer son rang de premier marché mondial avec une part de 41 %. En revanche, avec une croissance de 8,5 % par an, le marché européen devrait voir sa part de marché de 27 % l'an passé (36,6 % il y a cinq ans) continuer à s'effriter. Ce marché est en effet confronté à de nombreux freins comme la lenteur de la dérèglementation des marchés, ou la lenteur d'adoption des nouvelles technologies. (Les Echos - 23/09/1997)