Après avoir bouleversé le marché des navigateurs Internet ces derniers mois, Firefox commence à trouver un rythme de croisière. Sa croissance s'essouffle. Aux Etats-Unis, où WebSide Story lui...

Après avoir bouleversé le marché des navigateurs Internet ces derniers mois, Firefox commence à trouver un rythme de croisière. Sa croissance s'essouffle. Aux Etats-Unis, où WebSide Story lui attribuait en janvier une part de marché de 4 % (4,35 % au niveau mondial selon OneStat.com), et une croissance de 2,65 % depuis le mois d'octobre, la diffusion du navigateur se ralentit.

Ces cinq dernières semaines, toujours selon WebSideStory, la croissance de Firefox n'a été que de 0,74 %. Une progression qui lui permet tout de même d'atteindre quasiment les 6 % de parts de marché. Pas si mal, dans un environnement dominé depuis Mathusalem par le seul Internet Explorer, qui est passé en dessous de la barre fatidique des 90 % de parts de marché.

Qu'est-ce qui ralentit aujourd'hui Firefox ? La fin des effets d'annonce et de marketing viral, très employé par la fondation Mozilla au moment du lancement de son navigateur. L'apparition d'une faille sur Firefox, prisé pour sa sécurité par rapport à un Internet Explorer cible de toutes les attaques. Bientôt, Firefox devra aussi faire face à l'arrivée d'Internet Explorer version 7 : en février, Bill Gates a annoncé la disponibilité, pour les utilisateurs de Windows XP et du Service Pack 2, de cette nouvelle version d'ici l'été 2005.

En prévision de cela, la fondation Mozilla choisit ses armes. Il y a quelques jours, ses responsables ont évoqué les partenariats noués avec le numéro un de la recherche en ligne, Google. Contre compensations financières - dont le montant n'est pas connu - Firefox assure la visibilité du moteur de recherche par défaut à ses utilisateurs. En outre, la fondation n'a pas exclu de conclure de nouvelles associations avec des fournisseurs d'accès et des portails Internet.

(Atelier groupe BNP Paribas - 03/03/2005)