de traiter sur le marché des changes. Grâce à la société de droit britannique CMC, il est désormais possible de spéculer sur l’évolution de la plupart des grandes devises internationales en passant...

de traiter sur le marché des changes. Grâce à la société de droit britannique CMC, il est désormais possible de spéculer sur l’évolution de la plupart des grandes devises internationales en passant par Internet. Fondée il y a une dizaine d’années, CMC a développé en octobre 1996 un logiciel permettant de traiter sur le marché des changes via un écran informatique sur Internet. Responsable du marketing, Roger Hunes indique “pour l’exercice fiscal 1997-1998 clos fin avril, nous avons atteint 36 milliards de dollars de transactions. Pour l’exercice en cours, nous espérons doubler ce montant en atteignant 72 milliards de dollars”. La mise à disposition du logiciel au client est gratuite, CMC se rémunérant sur l’écart de prix acheteur/vendeur des produits disponibles sur son système. Les clients connectés reçoivent sur écran les cours au comptant contre le dollar ou croisés de 27 devises “récemment, nous avons introduit sur le système de nouveaux instruments tels que les contrats à termes pour devises, les obligations, les matières premières et les indices boursiers des principaux marchés. Nous avions toujours su que les transactions en ligne offriraient aux clients des avantages que les transactions par téléphone ne pouvaient tout simplement pas offrir. Ce qui nous a quand même surpris, c’est la rapidité avec laquelle nos clients se sont convertis à cette nouvelle technologie. Environ 90 N% de nos nouveaux abonnés choisissent Internet”. Originaire des cinq continents, la clientèle constituée d’entreprises, de banques de taille moyenne, de gestionnaires de fonds et de particuliers se répartit entre la Grande-Bretagne (10 %), l’Allemagne (11 %), la France (10 %), le solde se partageant entre les Etats-Unis et l’Asie. Les responsables de CMC, devant ce succès, envisagent de commercialiser leur logiciel auprès d’autres sociétés. (Les Echos - 07/09/1998)