L’argent électronique est désormais bien présent dans notre vie. Les titres interbancaires de paiement (TIP) et les télépaiements remplacent de plus en plus les effets de commerce. Progressivement, ...

L’argent électronique est désormais bien présent dans notre vie. Les titres interbancaires de paiement (TIP) et les télépaiements remplacent de plus en plus les effets de commerce. Progressivement, le numéraire dans les portefeuilles va être remplacé par des porte-monnaie électroniques. Même la carte bancaire est remplacée par le paiement dit “de confiance”, c’est-à-dire une facturation périodique par un opérateur commun dans les services de commerce électronique. Toutefois, le chèque ne recule pas, du moins en volume. Chaque année en France, près de 5 milliards de chèques sont émis. En 1997, les paiements par cartes n’ont représenté que 0,9 % en valeur de l’ensemble des paiements, alors qu’en nombre d’opérations, ils atteignent 21,6 % (17,1 % en 1993). Pour leur part, les virements représentent 72,7 % du montant des paiements, mais seulement 17,4 % en unités. La plupart des banques s’échangent déjà des images numériques et des fichiers avant même de présenter les chèques en chambre de compensation. La dématérialisation des moyens de paiement contribue aussi à augmenter la sécurité du porteur, tout en diminuant le vandalisme. Le porte-monnaie électronique vise les mêmes objectifs. 1999 sera l’an 1 du PME en France. Espèce en voie de disparition, le chèque risque d’avoir encore quelques belles années à vivre. Les nouvelles technologies, diabolisées par certains, encensées par d’autres, pénètrent peu à peu le milieu très fermé des brokers. L’argent même dématérialisé, continue d’attiser les convoitises. Des solutions de sécurisation des paiements existent. (Kleline du groupe Paribas est cité). (Dossier de trois pages La Tribune 28/10/1998)