France Télécom doit-il avoir une position privilégiée sur le marché du très haut débit du fait de ses investissements dans les infrastructures? Pour le gouvernement, et François Loos, ministre...

France Télécom doit-il avoir une position privilégiée sur le marché du très haut débit du fait de ses investissements dans les infrastructures? Pour le gouvernement, et François Loos, ministre délégué à l'Industrie en particulier, l'opérateur historique doit bénéficier de mesures prises en sa faveur sur ce nouveau marché, proportionnellement à ses investissements.
 
En ce sens, François Loos s'aligne sur la position du gouvernement allemand qui compte octroyer à Deutsche Telekom un avantage concurrentiel en récompense de ses investissements. L'opérateur historique allemand a annoncé début septembre son intention d'investir trois milliards d'euros dans le déploiement d'un réseau de fibre optique à très haut débit en Allemagne d'ici 2007.
 
L'Arcep s'était déjà prononcé sur cette polémique avec un avis sans appel. "Un scénario de développement de fibre dont les modalités conduiraient, de droit ou de fait, à une re-monopolisation du marché du haut débit professionnel ne serait pas conforme aux objectifs fondamentaux de la régulation", avait déclaré Paul Champsaur, président de l'Arcep (l'Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes).
 
François Loos se fait l'avocat de l'opérateur historique en expliquant que si les investissements ne sont pas récompensés, ils seront découragés et l'innovation risque de ne plus voir le jour. "La régulation ne doit pas bloquer l'innovation".
 
(Atelier groupe BNP Paribas - 14/06/2006)