Le dernier rapport de transparence de Twitter note une augmentation des demandes de retrait de contenu et de partage de données personnelles.

Les demandes de retrait de contenu sur Twitter en pleine explosion

A la suite de Google, Twitter publie depuis un an un rapport de transparence biannuel livrant les détails de sa politique de régulation de contenu et de collaboration avec les gouvernements. En réaction au scandale du programme de surveillance Prism et face à une augmentation des litiges de droits d’auteur, l'entreprise souhaite démontrer comment elle continue à défendre ses utilisateurs. Le rapport examine trois types de requêtes: les demandes d'information et de retrait issues des gouvernements et les demandes de retrait suite à une violation de droits d'auteur. Alors que le rapport de Google n'indiquait que les demandes émises par les gouvernements, Twitter note une explosion des demandes de retrait de contenu au nom de la défense de la propriété intellectuelle.

Une multiplication des violations de droits d'auteur

Les deux types de requêtes reçues, issues de gouvernements d’une part et de particuliers ou ayant-droits de l’autre révèlent la nécessité de mieux définir le champ juridique global de la protection des données et de la propriété intellectuelle sur internet. Tout particulièrement aux Etats-Unis où le Digital Millenium Copyright Act, principale législation de la propriété intellectuelle dans un cadre numérique, laisse un champ d'interprétation très libre pour les ayant droits. Plus de 5753 demandes ont été émises et plus de 61% de ces plaintes ont été traitées avec plus de 18.000 tweets et 4000 autres formes de contenu(vidéos,photos etc) retirés. Les demandes de retrait de la part des gouvernements ont également été multipliées par 10 en un an, avec en tête le Brésil et les Etats-Unis, entraînant le retrait de 73 tweets. En outre, le rapport note une augmentation constante du nombre de demandes venant particulièrement des gouvernements indiens, japonais, néerlandais et russes. Enfin concernant les demandes de partage de données,le gouvernement américain a enregistré ces six derniers mois plus de 902 requêtes concernant plus de 1300 comptes.

Une défense affichée de ses utilisateurs face aux incursions des gouvernements

Si Twitter reconnaît respecter la majorité de ces requêtes, 60% des demandes du gouvernement américain ayant abouti, l'entreprise cherche à renforcer la confiance de ses utilisateurs. Jeremy Kessel chef juridique de Twitter a annoncé sur le blog de la compagnie travailler activement avec plusieurs organisations de défense des libertés pour demander au gouvernement américain plus de transparence autour de son système de surveillance. Twitter indique également la manière dont la compagnie rejette une requête: lorsque la demande n'identifie pas un compte précis ou que celle-ci est trop vague et enfin le service juridique essaye d'informer les utilisateurs avant de partager leurs données personnelles. Cependant  seulement 19% des utilisateurs américains ont été informés du partage de leurs données.

Rédigé par Thomas Meyer
Fonction - Journaliste, Business Analyste