Juillet 2002 : WorldCom, le deuxième opérateur longue distance des Etats-Unis, se place sous la protection de la loi sur les faillites, après la découverte de malversations comptables aujourd'hui...

Juillet 2002 : WorldCom, le deuxième opérateur longue distance des Etats-Unis, se place sous la protection de la loi sur les faillites, après la découverte de malversations comptables aujourd’hui estimées à environ 11 milliards de dollars. La plus grande faillite de l’histoire des Etats-Unis, pour laquelle Bernie Ebbers, ex-PDG de WorldCom, est aujourd’hui visé par trois chefs d’accusation : complot, fraude boursière et fausses déclarations auprès de la SEC (commission américaine des opérations de bourse).

Il a été inculpé mardi, plus d’un an et demi après l’éclatement du scandale WorldCom, et encourt, tout comme Scott Sullivan, l’ex-directeur financier du groupe, jusqu’à 25 ans de prison. Les deux acolytes sont accusés d’avoir gonflé la valeur de l’action WorldCom et la croissance du groupe, pourtant en difficulté, de manière à tromper actionnaires, investisseurs et analystes financiers.

Si Scott Sullivan a reconnu les faits qui lui sont reprochés, Bernie Ebbers réfute toujours sa connaissance des malversations comptables qui ont conduit à la chute de l’opérateur. John Ashcroft, ministre américain de la Justice, s’est exprimé devant la presse : « Les dirigeants d’entreprises qui trompent les investisseurs en leur mentant à propos de la vraie nature de leur activité ne sont pas au-dessus des lois ».

Le groupe, qui subsiste, est en passe de sortir de la faillite, sous le nouveau nom de MCI.

(Atelier groupe BNP Paribas –03/03/2004)