libéralisation de l'usage du cryptage informatique. La question que tout le monde peut se poser devant le grand nombre de secrets que renferment les ordinateurs : les données sont-elles bien gardées...

libéralisation de l'usage du cryptage informatique. La question que tout le monde peut se poser devant le grand nombre de secrets que renferment les ordinateurs : les données sont-elles bien gardées ? Pour les experts, un seul moyen efficace, le cryptage, opération qui consiste à rendre les fichiers informatiques d'un utilisateur ilisibles pour un autre utilisateur. La plupart des gouvernements réglementent son utilisation, notamment les Etats-Unis qui contrôlent les exportations de logiciels de cryptage. Aujourd'hui, des responsables des principaux groupes du secteur, Bill Gates en tête, critiquant la lenteur des pouvoirs politiques pour adopter des législations répondant aux besoins d'une industrie en pleine expansion, viennent d'adresser à Bill Clinton une lettre pour que "le réseau Internet soit un espace de libre commerce". En effet, tant que le consommateur ne sera pas parfaitement assuré d'une sécurité efficace pour les transactions électroniques, il ne se risquera pas à taper sur le réseau son numéro de carte de crédit. Cependant craignant que les terroristes et les trafiquants n'utilisent le cryptage pour leurs activités et échapper à tout contrôle, le département de la Défense, le FBI et l'Agence de sécurité nationale (NSA) s'opposent à tout assouplissement des lois sur le cryptage. Comme l'explique Serge Saghroune, vice-président du Clusif "les Américains peuvent faire ce qu'ils veulent au sein des Etats-Unis. En revanche, ils ne peuvent pas exporter leur sproduits cryptés à l'étranger et perdent de ce fait des millions de dollars". En France, le SCSSI (service central de la sécurité des systèmes d'information) directement rattaché au cabinet du premier Ministre assure la haute surveillance de la commercialisation et de l'utilisation des produits cryptés. Selon Serge Saghroune, le SCSSI fait des efforts et s'oriente vers un assouplissement de la règlementation. La loi sur la réglementation des télécoms a du reste assoupli cette règlementation l'été dernier, mais on attend toujours les décrets d'application. (Le Figaro - 11/06/1997)