Los Angeles lance le pari de soulager de 100 000 voitures, son trafic routier en ajoutant près de 10 000 voitures.

Los Angeles, désignée comme l’une des villes « leader de l’innovation des transports aux Etats-Unis » par le Shared-Use Mobility Center, et toujours friande de nouveaux concepts de mobilité, compte réduire de 2% le nombre de voitures sur ses routes dans les 5 ans à venir. Ce qui représente près de 100 000 voitures. La proposition de Los Angeles est originale : elle repose sur l’ajout de près de 8400 voitures au trafic routier pour le désengorger. La clé : ajouter des véhicules de covoiturage et d’auto-partage pour remplacer les voitures privées.

La ville envisage de s’appuyer principalement sur les services de Lyft, Uber et Zipcar. La mégapole souhaiterait surtout mettre l’accent sur le ride splitting, le partage de course entre plusieurs usagers, pour optimiser les trajets et réduire encore davantage le trafic. Le climax de cette ambition se base sur l’installation de plateformes de transport multimodales qui combinerait plusieurs modes de transport : vélo, taxis, Uber, navettes, bus...

Ce dispositif vient en effet en renfort de 23 000 vélos disponibles en libre-service et de services de micro-transit : de petites navettes à mi-chemin entre les bus et les taxis,  desserviront les arrêts, à la carte, selon le besoin des utilisateurs, via une application. De plus, la mise en place de navette d’entreprise comme a pu le faire Google, pour conduire les salariés sur leur lieu de travail est aussi une solution envisagée par la ville. Une ambition qui permettrait de réduire les émissions de CO2 de 375 000 tonnes, d’économiser 40 millions de gallons d’essence et d’alléger le coût des transports.

Rédigé par Laura Frémy
Journaliste