Les spectateurs lassés d’entendre sonner des téléphones portables pendant qu’ils assistent à une représentation théâtrale ou qu’ils sont confortablement calés dans le fauteuil d’une salle obscure...

Les spectateurs lassés d’entendre sonner des téléphones portables pendant qu’ils assistent à une représentation théâtrale ou qu’ils sont confortablement calés dans le fauteuil d’une salle obscure ont dû être ravis par la nouvelle ; le ministre délégué à l’Industrie Patrick Devedjian a en effet autorisé les dispositifs rendant inopérants les téléphones mobiles dans les salles de spectacle et les salles de cinéma.

A deux conditions : que ces « brouilleurs » ne détériorent pas les appels passés par des utilisateurs en dehors de l’enceinte de la salle, et qu’ils n’empêchent pas l’émission d’appels vers des services d’urgence.

Cela tombe bien, puisque des dispositifs supportant ces deux contraintes existent. Désormais autorisés par un décret pris par le ministre le 10 octobre dernier, ils devraient ravir les responsables de salles de spectacles, et plus particulièrement l’industrie filmique qui souhaitait les utiliser depuis longtemps.

Moins heureux, les opérateurs de téléphonie mobile. Ceux-ci se sont dit soucieux des problèmes de sécurité qui pouvaient être causés par ces brouilleurs, en cas de dysfonctionnement… Plus honnêtement, certains professionnels ont fait savoir qu’ils s’inquiétaient des possibles débordements du périmètre d’action de ces brouilleurs.

Pour l’heure, ces effets sont plutôt difficiles à prévoir. Il faudra attendre l’installation des brouilleurs pour en juger.

(Atelier groupe BNP Paribas - 12/10/2004)