Le système d'exploitation d'Apple offre actuellement plus d'opportunités pour les professionnels. Mais sur le long terme, ces derniers semblent privilégier celui de Google.

Les développeurs privilégient encore l'OS d'Apple et continuent de penser qu'il s'agit du système d'exploitation le plus à même de leur rapporter des revenus. Pour autant, ils sont de plus en plus nombreux à reconnaître que le positionnement d'Android ouvre un horizon prometteur, constatent dans une étude Appcelerator et IDC. Ainsi, le système d'exploitation de la marque à la pomme séduit plus de 90 % des développeurs, qui se disent "très intéressés" par l'iOS, contre environ 80 % qui penchent plus pour le système de Google. Cela étant, plus de 60 % des développeurs interrogés affirment qu'Android "est mieux positionné pour toucher un nombre croissant d'appareils à l'avenir". La même proportion indique du coup privilégier Android sur le long terme.

Les intentions des développeurs

Autre avantage de Google vis-à-vis d'Apple, selon les analystes : les télévisions connectées. Plus de 40 % des développeurs se disent intéressés par la Google TV, contre 40 % pour celle d'Apple. Au-delà de l'affrontement entre les deux firmes, l'étude revient aussi sur la nature des applications les plus développées. Interrogés au cours de l'enquête sur leur intention, les développeurs ont indiqué qu'ils comptaient concevoir des applications intégrant la géolocalisation (près de 70 %), des notifications en push (trois développeurs sur quatre), ou encore des éléments de Google Maps (environ 60 %).

Les services de paiement intéressent un développeur sur deux

Les médias sociaux tiennent également une place importante dans les projets des développeurs, puisque plus de six sur dix envisagent d'intégrer un lien vers Twitter ou vers Facebook dans les programmes qu'ils mettent au point. A noter que le service iAd - développé par Apple - intéresse un peu plus de la moitié des développeurs. Enfin, les services de paiement comme PayPal intéressent également les personnes interrogées au cours de l'étude, qui sont près de 50 % à indiquer prévoir d'intégrer ce type de solution dans leurs futures applications. L'étude a été menée auprès de 2 400 développeurs au travers le monde, entre juin et septembre 2010.