18 juin, la Commission Européenne s'est livré pendant deux heures aux joies d'un dialogue libre et ouvert avec les citoyens de base d'Europe et d'ailleurs via Internet. Comme rien n'est simple avec ...

18 juin, la Commission Européenne s'est livré pendant deux heures aux joies d'un dialogue libre et ouvert avec les citoyens de base d'Europe et d'ailleurs via Internet. Comme rien n'est simple avec l'Union Européenne et ses onze langues officielles, onze canaux ont été créé pour que tout le monde puisse participer. Une équipe impressionnante d'interprètes et d'assistants divers (35 personnes) ont travaillé en direct sur le site Web de la Commission sous le regard de tous grâce à une caméra affichant toutes les quinze secondes une nouvelle image en couleurs. Malgré tout ce monde, impossible de tout traduire dans tous les sens et l'anglais s'est très vite imposé. Le débat s'ouvre à 18 h sur le canal anglais centralisant tout. Les questions fusent de partout et à 18 h 45, celui-ci est complètement saturé, alors que sur les autres canaux, c'est beaucoup plus calme, sept connectés sur le canal français, quatre sur l'italien, rien sur les canaux portugais, suédois, finlandais. Certains s'énervent à force d'attendre la réponse à leur question, d'autres posent des questions déjà posées sur d'autres canaux, lorsqu'enfin à 19 h 58, une question arrive enfin de la Finlande, on n'a plus le temps, c'est la fin. Sans aucun au revoir, tout s'arrête brusquement. Des déçus, il y en a eu bien sûr comme ceux qui voulaient mieux comprendre le fonctionnement des institutions européennes ou tout savoir sur l'avenir de l'Union, d'autres en revanche ont apprécié l'ambiance vivante et spontanée des débats. (Supplément Télé-Radio-Multimédia - Le Monde - 23/06/1997)