Synstar, SSII spécialisée dans la disponibilité des systèmes d’information, a réalisé, auprès de 7 000 directeurs informatiques de sociétés d’au moins 200 employés, dans six pays (France, Royaume-U...

Synstar, SSII spécialisée dans la disponibilité des systèmes d’information, a réalisé, auprès de 7 000 directeurs informatiques de sociétés d’au moins 200 employés, dans six pays (France, Royaume-Uni, Allemagne, Benelux et Espagne), une étude pan européenne, intitulée « Switched on across Europe » sur le stress des directeurs informatiques et leurs rapports avec les comités et les conseils d’administration. Selon cette étude, les directeurs informatiques, majoritairement satisfaits de leur salaire et de leur travail, sont nombreux à se plaindre des diverses pressions, des horaires et répercussions sur leur vie de famille. 73 % des DI interrogés avouent que les pressions dans leur travail ont un impact négatif sur leur bonheur personnel et sur leur santé. 22 % déclarent que leurs obligations professionnelles leur font rater au moins un événement important de la vie de leurs enfants, 35 % ont raté des évènements touchant d’autres membres de leur famille et 47 % ont raté d’importants rendez-vous médicaux. En revanche, 64 % des DI ne s’inquiètent pas de la progression de leur carrière. Concernant les problèmes liés aux lourds horaires de travail, 40 % mettent en avant leur vie personnelle, 35 % leur santé. 13 % seulement des DI se plaignent de leur travail et 10 % de leur rémunération. Pour 33 % des DI, leur direction considère leur fonction comme marginale et périphérique à l’activité centrale de la société. 19 % d’entre eux pensent que la fonction informatique n’est ni bien comprise, ni valorisée. 35 % des DI considèrent l’externalisation comme la plus grande menace pesant sur leur métier, 32 % évoquent l’absence de bénéfices opérationnels tangibles découlant de la stratégie informatique existante. 69 % des DI ne siègent pas actuellement au comité de direction. Les plus fortes pressions subies par les DI proviennent des problèmes informatiques internes. Viennent ensuite la sécurité, l’obligation de se maintenir au courant des derniers développements technologiques, le maintien constant du bon fonctionnement des applications informatiques et le déploiement de nouveaux systèmes et des mises à niveau. Toutefois, selon 46 % des personnes interrogées, la responsabilité d’une charge de travail trop importante est leur plus grande anxiété. 35 % d’entre eux craignent de subir une panne de l’ensemble de leurs systèmes informatiques pendant 24 h, 28 % de perdre un bon élément de leur service. La panne de secteur pour 35 % et les problèmes de personnel pour 26 % sont les plus gros problèmes auxquels ils sont confrontés dans leur responsabilité de maintenir 24 h/24, 7j/7 le bon fonctionnement des traitements informatiques de leur entreprise. Selon l’étude, les DI britanniques sont en tête du « hit parade de la pression », suivi de près par les allemands, les espagnols, les irlandais et leurs confrères du Benelux. La France arrive en dernière position. Les DI en France, en Grande-Bretagne, en Espagne et au Benelux reconnaissent que les pressions les plus fortes sont causées par les problèmes informatiques internes. En revanche, ce sont les problèmes externes en Allemagne et en Irlande qui provoquent les plus graves préoccupations chez les DI. Leur plus grand souci dans ces pays est de trouver l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Dans tous les pays, les problèmes de stratégie de l’entreprise arrivent bons derniers. Les plaintes recensées incluent l’absence de représentation au niveau de la direction, la gestion des fusions et acquisitions et les exigences croissantes des utilisateurs informatiques. Les DI allemands semblent les plus concernés par les problèmes de stratégie d’entreprise, suivis de très prés par les britanniques, puis d’un peu plus loin par l’Espagne, le Benelux et la France. Les moins inquiets sont les DI irlandais. (Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 23/11/2001)