Le secteur high-tech des Etats-Unis a perdu plus de 400.000 emplois entre les mois de mars 2001 et avril 2003 : tel est le constat auquel aboutit une étude de l’université de l’Illinois...

Le secteur high-tech des Etats-Unis a perdu plus de 400.000 emplois entre les mois de mars 2001 et avril 2003 : tel est le constat auquel aboutit une étude de l’université de l’Illinois – Chicago. Le marché de l’emploi lié au secteur de la haute technologie a régressé de 18,8 % ces trois dernières années… en moyenne, parce que dans des villes comme San Jose ou San Francisco, cette diminution a été respectivement de 49 et 33 % !Globalement, l’étude attribue ce déclin de l’emploi high-tech à deux grandes tendances : d’une part la délocalisation massive des emplois vers des pays où la main d’œuvre est moins chère, d’autre part l’hésitation des entreprises à embaucher après la période de récession, pourtant achevée en novembre 2001 aux Etats-Unis. 400.000 emplois : le nombre est gigantesque. Ceci dit, il semblerait que le marché de l’emploi high-tech montre de nouveau des signes de vigueur, ce depuis la fin de la période concernée par l’étude citée plus haut. Un rapport de l’Information Technology Association of America (ITAA) récemment publié révèle ainsi que le retour à la croissance sur ce marché spécifique de l’emploi est en marche. Entre le premier trimestre 2003 et le premier trimestre 2004, l’ITAA parle d’une croissance de 2 %. Rien de spectaculaire, donc, mais la reprise semble annoncée. A l’autre bout du monde, en Inde, l’on craint une pénurie de la main d’œuvre qualifiée qui fait aujourd’hui le bonheur des sociétés américaines et européennes. Le cabinet Gartner annonçait il y a quelques semaines que l’Inde allait être sévèrement concurrencée sur le marché de l’externalisation. Le pays pourrait ainsi perdre 45 % de sa part de marché mondiale, aujourd’hui évaluée à 80 %, d’ici 2007 (voir notre ">article du 26.08.2004). (Atelier groupe BNP Paribas – 16/09/2004)