Les entreprises françaises du Grand Ouest ont une forte volonté d’innover. Mais ces dernières se retrouvent face à une difficulté de mise en place du processus d’innovation, notamment par un manque d’information sur les aides qui peuvent leur être proposées.

Les dispositifs d'aide à l'innovation encore méconnus par la majorité des entreprises

Pour 21% des entreprises, l’innovation représente toujours la possibilité de se créer un avantage concurrentiel. Ce chiffre a été révélé par la CGPME Pays de la Loire et Hisséo dans leur étude sur la place de l’innovation au sein des entreprises. Cette étude a été réalisée auprès de 325 entrepreneurs dans l’objectif d’identifier les pratiques, les moyens mais aussi les freins à l’innovation dans les entreprises, quelle que soit leur taille. Il s’avère alors que de nombreux efforts restent à fournir dans la mise en place du processus d’innovation, notamment dans l’information et l’accompagnement. Rémy Poupin, Associé et Directeur Général de BDO, ajoute que les dirigeants d’entreprises doivent se rendre compte qu’il est nécessaire d’instaurerun nouveau modèle de management qui pourrait répondre aux exigences du marché actuel, hyperconcurrentiel et en constante évolution.

Un manque d’information sur les dispositifs d’aide à l’innovation

La taille des entreprises a une influence sur la manière dont est mis en place le processus d’innovation. En effet, la moitié des entreprises de plus de 50 salariés valorisent la mise en place d’une démarche d’un projet favorisant l’innovation. De manière générale, seul un quart des répondants (26%) a mis en place une démarche structurée. Les autres avancent davantage de manière empirique. L’étude révèle alors un manque d’information des entreprises. Il existe de nombreux dispositifs visant à aider les entreprises porteuses de projets innovants. Cependant, 71% d’entre elles déclarent ne pas être assez informées sur ces dispositifs. En outre, 40% des interrogés ne savent pas comment obtenir ces aides et vers quels organismes ils doivent se tourner. Pour près d’un tiers d’entre eux (32%), les démarches administratives pour obtenir ces aides constituent des barrières.

L’innovation reste une priorité stratégique pour les entreprises

48% des répondants considèrent tout de même que l’innovation est une priorité stratégique. Certes le risque fait toujours partie de l’innovation, mais près des trois quarts des entreprises se déclarent prêtent à le prendre ou à le renforcer. Reste tout de même 11% des interrogés – pour la grande majorité travaillant dans une entreprise de moins de 10 salariés - qui estiment que l’innovation n’est pas un axe prioritaire dans leur secteur d’activité. L’étude s’est également interrogée sur l’origine des innovations des entreprises. 65% des répondants citent alors l’écoute des besoins de leurs clients comme source d’innovations. Le travail collaboratif, qui implique des acteurs privés et publics, ne dispose que d’une place timide dans les entreprises. En effet, seules 12% d’entre elles ont établi une organisation reposant sur cette démarche. Près d’un quart (22%) des entreprises sont même opposées au travail collaboratif pour l’innovation, car elles veulent avoir le contrôle total de leurs innovations. Mais un tiers des interrogés sont conscients du bénéfice que le travail collaboratif pourrait leur apporter, une fois que les barrières culturelles résistantes seront levées.

 

 

Rédigé par Pauline Trassard
Journaliste