Depuis le mois de juin dernier, une technologie alternative, d’aspect et d’usage identiques au DVD, est apparue sous forme de test dans la Silicon Valley et en Virginie, le DIVX, mis au point par la...

Depuis le mois de juin dernier, une technologie alternative, d’aspect et d’usage identiques au DVD, est apparue sous forme de test dans la Silicon Valley et en Virginie, le DIVX, mis au point par la société Digital Video Express, dont le contenu peut être effacé à distance. Selon ses concepteurs, le DIVX doit remplacer avantageusement les cassettes vidéo louées dans les vidéoclubs. Un long métrage enregistré dans une qualité numérique au moins égale à celle du DVD peut être louée de façon inédite pour 4,50 dollars environ. Après usage, le disque n’est pas rendu, celui-ci étant “nettoyé” à distance par l’ordinateur du loueur, 48 h après la première utilisation grâce à une prise téléphone fichée dans le lecteur. Le DIVX devrait être disponible dans tous les Etats-Unis dès le mois de septembre via la chaîne de magasins spécialisée Circuit City qui a passé un accord avec Digital Video Express. Cela ne fait pas l’affaire des partisans du DVD et la polémique fait rage. Ainsi financé par Warner Home Video, un énorme panneau publicitaire vient d’être installé à l’entrée de San Francisco assurant que “seul” le DVD doit être soutenu. Des sites Internet se sont également créés pour empêcher la sortie du DIVX, accusé de violer les libertés individuelles des citoyens.

Toujours est-il que les premiers DIVX devraient être commercialisés aux Etats-Unis 499 dollars, soit 100 dollars de plus que les DVD correspondants.

En choisissant l’un ou l’autre des formats, ce sont les majors d’Hollywood qui feront pencher la balance. (Les Echos - 31/08/1998)