Avec 100 000 applications santé disponibles dans le monde, choisir l’application qui convient est une tâche ardue. dmd Santé propose une plateforme d’évaluation et de recommandation en santé mobile pour éclairer les patients dans leur choix.

dmd Santé lance une plateforme d’évaluation d’applications m-santé

Avec des prévisions atteignant plus de 25 milliards de dollars d’ici 2017, le marché de la m-santé est en pleine expansion. Il s’avère que les attentes autour des applications de m-santé sont fortes à la fois de la part des professionnels mais aussi du grand public. L’annonce du lancement de la plateforme d’évaluation et de recommandation en santé mobile de dmd Santé, qui avait lieu aujourd’hui même, est l’occasion de dresser un profil du mobinaute santé français. Léo Maury, Directeur des systèmes d’information et co-fondateur de dmd Santé rapporte que 53% des mobinautes français ont déjà téléchargé une application médicale. Soit sept millions de Français, un Français sur dix, de 18 ans et plus. Cependant, malgré ce fort intérêt porté à la m-santé, les patients français ont encore certaines réticences à l’utilisation de telles applications.

Créer de la confiance en la santé mobile

Car si 89% des médecins aux Etats-Unis sont prêts à recommander une application santé, seuls 8% des médecins français le sont. Il faut en fait « créer de la confiance en santé mobile », explique Guillaume Marchand, président et co-fondateur de dmd Santé. C'est pour cette raison que les évaluations des applications disponibles sur la plateforme sont réalisées à la fois par des patients et des professionnels. Car 54,55% des Français se disent prêts à utiliser une application de m-santé si elles étaient évaluées par des professionnelles. La plateforme dmd Santé s’appuie sur 13 familles de critères (neuf critères objectifs et quatre subjectifs) pour évaluer les différentes applications. Si la note finale obtenue est supérieure à 16/20, l’application sera automatiquement recommandée. A l’heure actuelle, environ 150 applications destinées aux professionnels et 80 applications dédiées au grand public ont été notées. « L’objectif est d’évaluer l’ensemble des applications de santé disponibles en France d’ici fin octobre», précise le Dr Nicolas Lafferre, directeur médical et co-fondateur de dmd Santé. « Car même si une quinzaine d’applications de m-santé apparaît chaque jour sur l’App Store, après recatégorisation, on n’en récupère plus qu’une. »

Proposer des beta test

C’est en fait sur la proposition de beta test pour les éditeurs d’applications que se repose le modèle économique de dmd Santé. « Notre objectif est d’aider les gens à créer une bonne application, afin qu’ils obtiennent une bonne note, y compris sur l’App Store », dit Guillaume Marchand. « A terme, nous souhaitons pousser les éditeurs d’applications vers la création de dispositif médical ». Mais l’objectif n’est pas de pousser à l’automédication. « Nous sommes technophiles, convaincus du virage numérique, ajoute Guillaume Marchand, la m-santé est une chance et nous voulons la promouvoir auprès des confrères. ». dmd Santé, qui se définit comme « GPS de santé mobile » se penchera également d’ici la rentrée sur l’évaluation d’objets connectés destinés aux professionnels. Un projet de labellisation des applications recommandées par la plateforme est également en cours. Il mènera à la création des « Trophées de la Santé mobile » fin janvier 2014.

Rédigé par Pauline Trassard
Journaliste