Selon une étude récente d’Opt-in News, les utilisateurs de messagerie accorderaient plus de crédit aux e-mails qui leur sont adressés dans le cadre d’une opération de B2B (business to business) ...

Selon une étude récente d’Opt-in News, les utilisateurs de messagerie accorderaient plus de crédit aux e-mails qui leur sont adressés dans le cadre d’une opération de B2B (business to business) que de B2C (Business to Consumer).

Opt-in News se base sur le taux dit d’ouverture des messages, ou rapport entre le nombre de messages ouverts par les internautes et le nombre de messages envoyés par les entreprises. L’étude révèle ainsi qu’en 2003, les newsletters ayant pour cible des professionnels affichaient un taux d’ouverture de 71 %, largement supérieur à celui des newsletters adressées aux particuliers, estimé à 41 %.

Ces taux d’ouverture varient notablement selon les pays concernés. Pour exemple, les newsletters à vocation commerciale destinées aux consommateurs finaux affichent un taux d’ouverture de 14 % aux Etats-Unis (taux le plus faible), contre 67 % en Chine (taux le plus élevé).
Au pays de l’Oncle Sam, la baisse du taux d’ouverture des newsletters en B2C pourrait être attribuée au spam, qui prend des proportions telles que les internautes ont pris l’habitude d’effacer les e-mails commerciaux sans les ouvrir.

A ce propos, une étude réalisée par InsightExpress et Unspam LLC a révélé que le spam que reçoivent les Américains avait crû de 76 % ces douze derniers mois, faisant de la consultation de ses e-mails une véritable corvée.

Il semblerait qu’un grand nombre d’internautes fasse montre d’une volonté de lutter contre le spam : selon 62 % des employés américains interrogés, les employeurs doivent jouer un rôle dans la protection de leur environnement de travail, menacé par le spam (37 % des utilisateurs de messageries admettent que le spam les distrait de leur travail, et 45 % estiment qu’ils seraient plus productifs s’ils recevaient moins de spam.)

Tout en confirmant que le spam est considéré comme une nuisance par bon nombre d’utilisateurs des messageries électroniques, l’étude met l’accent sur le fait qu’en conséquence, ces mêmes utilisateurs se disent prêts à s’engager dans une action contre le spam, si on le leur demandait.

(Atelier groupe BNP Paribas – 17/10/2003)