Qui n'a jamais buté sur les pattes de mouches indéchiffrables rageusement annotées par votre professeur sur une copie d'examen? Un système de correction des copies depuis Internet pourrait...

Qui n'a jamais buté sur les pattes de mouches indéchiffrables rageusement annotées par votre professeur sur une copie d'examen ? Un système de correction des copies depuis Internet pourrait régler ce problème.
 
Des enseignants viennent de tester pour la première fois en France le logiciel "e-Marker", importé de Grande Bretagne par la société DRS, qui permet de corriger des copies "dématérialisées" directement depuis leur ordinateur personnel connecté à Internet.
 
Emboîtant le pas à nos voisins d'Outre-Manche qui utilisent déjà ce logiciel depuis trois ans pour corriger les épreuves du baccalauréat anglais, la Maison des examens d'Arcueil a fait appel à une vingtaine de professeurs d'Allemand pour tester la correction en ligne de 1 500 copies.
 
Objectif : une éventuelle utilisation pour les épreuves du baccalauréat, dès l'année prochaine. Pour l'instant, le Comité de pilotage des examens n'envisage pas une généralisation immédiate, mais le logiciel pourrait être utilisé pour corriger certaines épreuves du Bac technologique.
 
Le principe est simple : la copie manuelle de l'élève est tout d'abord scannée par le Centre d'examen, puis mise en ligne. Depuis son PC, le prof n'a plus qu'à se connecter, entrer son nom d'utilisateur et un mot de passe, pour voir apparaître la copie manuscrite de l'élève.
 
Pour les nostalgiques de la correction manuscrite, pas de crainte, les vieilles habitudes ne se perdent pas pour autant : "On peut annoter en rouge, faire des commentaires, et passer à la copie suivante en cliquant sur la flèche en bas à droite", a expliqué un formateur à l'AFP.
 
Seul bémol : les copies ne sont consultables qu'une seule fois, la navigation ne permettant de revenir que sur la copie qui précède, ce qui rend difficile les comparaisons entres les différents devoirs. Mais, de manière générale, les enseignants-testeurs ont eu l'air conquis : "Cela fait un peu bizarre, mais c'est très pratique. On s'y habitue en une heure", a conclu un des professeurs.
 
Dans le même temps, François Goulard, le ministre délégué à l'Enseignement supérieur, s'est félicité de la propagation des connexions Internet haut-débit sans fil dans les Universités. "Nous étions en retard en matière d'équipement numérique, nous sommes passés en avance, nos étudiants sont de plus en plus équipés. Les campus universitaire sont couverts à 80% par le Wi-Fi", a-t-il annoncé à la Cité des Sciences de la Villette. L'école aurait-elle vraiment fait son entrée dans l'ère du tout numérique ?
 
(Atelier groupe BNP Paribas- 23/05/2006)