Le surnombre d'informations sur ses goûts personnels, mais aussi l'évocation de débats idéologiques, a tendance à éloigner les internautes de sa page Facebook ou Twitter.

Pour élargir son réseau, mieux vaut ne pas trop se livrer

Si les pages dont disposent les internautes - professionnels comme particuliers - sur les réseaux sociaux servent à s'exprimer, un abus de commentaires liés à ses goûts personnels éloigne les membres de son réseau plus qu'il ne les fédère. Le constat est posé par la Business School de l'université du Colorado, qui s'est interrogée sur la manière dont les relations affinitaires prennent fin sur les plates-formes sociales comme Facebook et Twitter. Résultat : pour conserver les personnes qui suivent un profil, il vaut mieux ne pas trop s'épancher sur ses goûts littéraires ou musicaux. "Ce genre de détails personnels affirmés de façon répétitive finissent par lasser", souligne Christopher Sibona, l'un des auteurs de l'étude menée sur le sujet.

Les opinions idéologiques enrayent les amitiés virtuelle

En seconde position, ce sont les revendications et les débats idéologiques - religieux ou politiques - qui contribuent à défaire des amitiés virtuelles. Et pour cause, tout comme dans les environnements professionnels de la vie réelle, "les internautes ne souhaitent pas aborder ces thématiques dans les espaces communautaires virtuels", expliquent les chercheurs. Autre déconvenue : les messages inappropriés tels que des commentaires grossiers ou racistes. Dans le détail, l'étude montre que les comportements en ligne comptent de plus en plus dans la qualité des rapports réels, puisque près de 60 % des personnes interrogées ont affirmé pouvoir interrompre des relations d'amitiés pour des raisons liées à l'activité online.

Le risque est de divulguer une mauvaise image de soi

Contre moins de 30 % pour des comportements désobligeants survenus dans la vie réelle.   D'ailleurs, si des posts ont la capacité d'enrayer une relation en ligne, ils peuvent également être perçus négativement par des recruteurs, souligne l'étude. Par conséquent, et au vu du caractère public des profils Facebook, les chercheurs préconisent la prudence quant à son comportement sur ces réseaux. "Selon une enquête de 2010, près de 55 % des recruteurs ont utilisé un site pour trouver ou enquêter sur un candidat", ajoute en sus Christopher Sibona. La recherche sera publiée en janvier par le Hawaii International Conference on System Sciences. Elle a porté sur plus de 1 500 profils Facebook et Twitter.