Déjà en 1998, le désintérêt des électeurs pour les régionales était plutôt flagrant. Six ans plus tard, à l'occasion de l'édition 2004 de ces élections, la télévision boude les débats télévisés...

Déjà en 1998, le désintérêt des électeurs pour les régionales était plutôt flagrant. Six ans plus tard, à l’occasion de l’édition 2004 de ces élections, la télévision boude les débats télévisés d’antan, ou les relègue à des plages horaires qui ne risquent pas de mettre en péril son audimat. Cependant, ce que la télévision n’ose plus faire, les sites d’information en ligne le tentent.

Illustration de cette tendance, l’association des deux portails tf1.fr et wanadoo.fr pour dispenser aux internautes un suivi complet des élections régionales et cantonales du mois de mars. Au programme, un suivi en continu des campagnes des candidats, région par région, s’appuyant sur interviews, vidéos et reportages audio en partenariat avec différents média. Egalement, les deux sites permettront aux internautes de s’adresser aux principaux candidats via un chat hebdomadaire, et aux analystes politiques, à l’occasion des grandes soirées électorales.

Le 14 mars prochain, se dérouleront en Russie les élections présidentielles. Déroutée par l’absence de Vladimir Poutine aux débats télévisés, la candidate libérale Irina Khakamada a organisé des débats virtuels avec le président en place. Elle publie simplement sur un site des déclarations de son rival et les siennes sur des sujets comme l’armée, la corruption, les service spéciaux, le terrorisme, etc. Les internautes – au nombre de 14 millions en Russie - peuvent voter sur le site (www.putin.hakamada.ru) pour la déclaration qui leur semble la plus juste.

Qui l’eût cru ? Qu’Internet et les nouvelles technologies dans leur ensemble donnent un nouveau souffle au débat politique ? Les nouvelles sources d’information politique en ligne devraient conforter, et ce à juste titre, les défenseurs du vote électronique.

(Atelier groupe BNP Paribas –03/03/2004)