Les adeptes du peer-to-peer doivent vivre un véritable rêve, cette semaine. Il y a d’abord eu cette cour fédérale de Californie qui a jugé que les propriétaires de Grokster, Streamcast Networks...

Les adeptes du peer-to-peer doivent vivre un véritable rêve, cette semaine. Il y a d’abord eu cette cour fédérale de Californie qui a jugé que les propriétaires de Grokster, Streamcast Networks et Sharman Networks ne pouvaient être tenus pour responsables des infractions au droit d’auteur qui ont cours sur leurs réseaux d’échanges de fichiers. Première gifle pour l’industrie musicale.

La RIAA (Recording Industry Association of America) a répliqué en lançant des poursuites contre quelques centaines d’internautes jeudi. Mais là, la justice inflige à l’industrie du disque un véritable camouflet, en France.

Le tribunal de Nanterre a mis en examen la maison de disques EMI et le distributeur Fnac pour « tromperies sur les qualités substantielles ». En cause : les verrous anti-copie, que l’association de consommateurs UFC-Que choisir s’échine depuis longtemps à faire sauter. Celle-ci reçoit en effet de plus en plus de plaintes formulées par des utilisateurs qui se plaignent de ne pouvoir écouter leurs CDs sur certains supports comme les lecteurs CD de voiture, certaines chaînes hi-fi, certains baladeurs.

Et ces verrous empêchent la copie privée. Rappelons que le droit français considère comme tout à fait légal le droit à la copie pour une écoute privée, d’un support à un autre.

En voulant limiter les copies pirates, les deux acolytes ont donc mécontenté leurs clients et s’offrent aujourd’hui une publicité devant les tribunaux et les associations de consommateurs dont ils auraient aisément pu se passer. La faute à trop de zèle, sans doute…

(Atelier groupe BNP Paribas – 27/08/2004)