Alors que 80% des français sont équipés de téléphones mobiles, le mouvement Emmaüs a décidé d'étendre cette démocratisation aux plus démunis. Le mouvement de l'Abbé Pierre va mettre en place...

Alors que 80% des français sont équipés de téléphones mobiles, le mouvement Emmaüs a décidé d'étendre cette démocratisation aux plus démunis. Le mouvement de l'Abbé Pierre va mettre en place la semaine prochaine, dans toute la France, une collecte des téléphones portables usagés, dont certains seront réparés et remis sur le marché et les autres recyclés.
 
Il y a déjà bien longtemps qu'Emmaüs a diversifier ses activités et dans cette perspective, l'association n'échappe pas à l'engouement pour les nouvelles technologies. Cette opération répond donc à l'ambition de "s'adapter aux nouveaux produits et suivre les besoins des Français", a confié à ZDNet, Bernard Arru, directeur des Ateliers du Bocage, en charge de la collecte des combinés.
 
L'objectif est double: fournir des portables d'occasion aux plus démunis, puisque les combinés en état de marche seront revendus dans les boutiques de solidarité de l'association entre 10 et 20 euros. L'association s'assurera au préalable que toutes les données personnelles enregistrées dans le portable auront bien été effacées.
 
Mais, cette opération permettra aussi de créer du travail pour des personnes en situation précaire, grâce aux activités de collecte, de tri et de remise en état d'appareils usagés. L'activité mobile pilotée par la Fondation sera en effet prise en charge par des entreprises d'insertion dont le principe est d'employer des personnes en difficulté.
 
Pour assurer le succès de l'opération, baptisée "Donnez une seconde vie à votre ancien téléphone portable", l'association s'appuie sur des points de collecte qui seront mis en place dans toutes les Fnac de France ainsi que dans les communautés Emmaüs.
 
La collecte pourrait largement porter ses fruits puisque, selon Emmaüs, "environ 40 millions de portables sont en service et, chaque année, plus de 18 millions de mobiles sont remplacés, oubliés au fond d'un tiroir ou jetés".
 
(Atelier groupe BNP Paribas- 24/05/2006)