L’entreprise californienne Powerhive utilise les microgrids pour apporter l'électricité sous forme d’énergie solaire aux communautés rurales du Kenya.

#Energie : les microgrids changeront la donne en Afrique

De nombreuses zones rurales dans les pays en développement restent non-alimentées en électricité. D’après le président de la Banque africaine de développement Akinwumi Adesina, “en ce début de 2016, plus de 645 millions d’Africains (soit environ les deux tiers de la population du continent) n’y ont pas accès”. L'Afrique subsaharienne est la plus touchée, avec un taux d’électrification en 2012 inférieur à 10% au Libéria, Malawi, Burundi, Tchad et Soudan du Sud. L’entreprise californienne Powerhive a donc choisi cette aire géographique et plus particulièrement le Kenya pour améliorer l’accès à cette énergie grâce aux microgrids.

Accès à l'électricité dans le monde

Accès à l’électricité dans le monde. Source : Banque Mondiale.

Ces micro-réseaux électriques ont la particularité d’être rattachés à des réseaux plus grands tout en pouvant fonctionner de manière indépendante. Ils permettent à Powerhive d’apporter l’électricité sous forme d’énergie solaire aux communautés kenyannes enclavées. L’entreprise travaille en collaboration avec des fournisseurs d’électricité et des organismes de service-public pour installer ces micro-réseaux d’électricité contrôlables via téléphone portable.

En effet, les consommateurs ont la possibilité de gérer leur abonnement au réseau grâce au logiciel disponible sur le cloud Honeycomb. Ils utilisent les services de paiement mobile existants pour ajouter du crédit à leur compte et reçoivent des alertes par sms lorsque leur solde est proche de zéro. Une initiative dans l’air du temps puisque le gouvernement sénégalais encourage le développement des énergies renouvelables au moment où le Maroc inaugure en grandes pompes une centrale solaire qui a pour ambition de devenir la plus puissante du monde. Cette électrification de l’Afrique pourrait également profiter à l’Europe et représenter jusqu’à 3% de croissance.

Rédigé par Sophia Qadiri
Journaliste