Sur le réseau, déjà 7,5 millions de moins de 13 ans sont inscrits malgré les restrictions. Un risque quant à l'exposition précoce de leur vie privée. Leur présence cependant n'est pas prise d'assaut par les marques.

Les enfants sur Facebook ne sont pas la cible des annonceurs

Si Facebook est interdit en théorie aux moins de 13 ans, une étude de Consumer Reports dévoile qu'aux Etats-Unis, ce sont 7,5 millions de personnes qui seraient membres du réseau alors qu'elles n'ont pas encore atteint cet âge. Parmi elles, 5 millions n'auraient même pas 10 ans. Le risque, selon l'étude, c'est que les enfants sont des cibles fragiles et donc plus susceptibles d'être victimes d'intimidations, de vol d'identité, ou de recevoir des malwares et des virus. Du côté des annonceurs, par contre, l'interdiction formelle de s'inscrire avant un certain âge fait qu'il n'existe pas réellement d'opérations.

Vigilance

Fabien Gagnot, directeur de clientèle dans l'agence de communication interactive You to You explique ainsi à L'Atelier que les annonceurs jouent le jeu et s'aventurent finalement rarement dans le ciblage exclusivement destiné aux enfants sur les réseaux sociaux populaires. Et préfèrent investir d'autres plates-formes, plus ciblées. "Récemment, Disney a racheté Togetherville qui est un réseau social pour enfants, mais ici,  ce sont les parents qui créent un compte pour les petits et ce dernier est relié à leur compte Facebook, en guise de contrôle", explique Fabien Gagnot. Cette démarche permettant en effet aux parents de rester informés de l'actualité numérique de leurs enfants.

Ciblage

Pour autant, les marques qui ciblent les enfants ne sont pas absentes de Facebook. Le communicant explique que ces dernières "communiquent simplement sur d'autres cibles, avec d'autres objectifs", note-t-il. Avant d'ajouter : "c'est le cas de Banania qui sera bientôt présent sur Facebook mais qui visera les plus grands, en axant davantage sur l'aspect patrimonial de la marque". A souligner que de toutes façons, d'après l'étude, les questions de sécurité face à la fragilité des enfants sur Internet concernent davantage les problématiques numériques que commerciales.