La Sofres a réalisé, pour la première fois en France, pour First Tuesday et Libération une enquête auprès des dirigeants de jeunes pousses sur les perspectives de leur entreprise, leur vision du mar...

La Sofres a réalisé, pour la première fois en France, pour First Tuesday et Libération une enquête auprès des dirigeants de jeunes pousses sur les perspectives de leur entreprise, leur vision du marché des nouvelles technologies et des questions plus personnelles sur leur profils et leurs aspirations. 48 % de ces chefs d’entreprises d’un nouveau type ont moins de 35 ans. Ils sont issus, pour la plupart, des grandes écoles de commerce et d’ingénieur, mais également d’universités. 46 % viennent d’un milieu de cadres, 27 % d’artisans et commerçants, contre 11 % seulement d’employés ou d’ouvriers. Pour 66 %, c’est le potentiel du secteur qui les a le plus séduit au départ. 54 % ont le sentiment de participer à un changement de société, surtout chez les moins jeunes ayant déjà eu une expérience professionnelle. Il s’agit pour eux d’un nouveau départ dans tous les sens du terme. L’attrait de l’indépendance et le modèle de la jeune pousse ont pesé davantage pour les plus jeunes. Parmi les difficultés évoquées, 47 % citent le manque de visibilité à long terme, 37 % la nécessité de s’adapter aux nouveautés technologiques. 41 % évoquent aussi l’importance des horaires de travail, particulièrement les plus jeunes patrons. Ces derniers ont en effet beaucoup plus de mal à concilier vie professionnelle et vie privée. Les plus expérimentés souffrent davantage de l’adaptabilité. 40 % évoquent le manque de liquidités et la difficulté de plus en plus importante à attirer des investisseurs. Pour 58 % des personnes interrogées, la prudence des investisseurs serait la conséquence directe du mini-krach des valeurs Internet en avril dernier. Toutefois, plus de la moitié d’entre eux sont confiants dans l’avenir, prévoyant d’atteindre la rentabilité avant un an! Néanmoins, 52 % d’entre eux estiment que les investisseurs potentiels recherchent avant tout des gains rapides et veulent contrôler la stratégie de l’entreprise (48 %). 54 % reconnaissent, en revanche, qu’ils apportent une véritable aide sur les projets et comprennent bien le secteur (65 %). (Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 04/10/2000)