De nombreuses sociétés avouent ne pas être au courant du nom de leur hébergeur. Les intérêts pour elles sont pourtant importants.

Les entreprises britanniques ne connaissent pas l'hébergeur de leur site

En Grande-Bretagne, de nombreuses entreprises n’entretiennent pas ou très peu de relation avec leur site hébergeur. Une étude de Q3 Internet s’est portée sur des secteurs d’activités aussi variés tels que les services de loisir, de l'hôtellerie, les institutions financières et le secteur public. Plus de 27% des responsables informatiques de ces sociétés affirment ne pas connaître leur hébergeur ; 53% admettent également ne pas savoir pourquoi avoir choisi celui à qui ils font confiance aujourd’hui. Un constat difficilement compatible avec des entreprises dont 63% d’entre elles ont un site transactionnel qui génère l’ensemble ou la majorité de leurs revenus. Cependant, la sécurité des données hébergées reste le principal facteur de choix pour 96 % des sociétés, qui ont changé récemment de site hébergeur. Cependant, d’autres critères rentrent en jeu.

La sécurité et le coût, les motivations premières

Si la sécurité demeure la principale priorité de ces entreprises, le coût est aussi une donnée à prendre en compte. 66% des responsables informatiques considèrent le critère financier comme l’un de leurs avantages principaux. Pour ces sociétés britanniques, les hébergeurs situés au Royaume-Uni sont également privilégiés à 56%. Enfin, il est important de souligner également que l’assistance et le service client demeurent des prestations essentielles pour plus de 95 % de ces entreprises. Cependant, même si ces dernières n’ont pas ou peu rencontré de problèmes majeurs, des responsabilités sont à établir en cas d’incidents techniques.

Dégager des responsabilités

L’étude confirme également des précédentes recherches menées par Aberdeen Group, qui affirment que certains ennuis informatiques rencontrés sur le site hébergeur avaient eu des conséquences sur la visibilité et la rentabilité des entreprises : 11 % de visiteurs en moins. Cela s’accompagne généralement d’une baisse de la satisfaction clientèle de 16%. Cela se traduit par la suite d’une baisse de 7 % des ventes opérées directement sur le site. Cependant, 77 % des entreprises britanniques interrogées affirment n’avoir jamais connu un incident technique; une donnée à associer : seules 18 % d’entre elles gèrent elles-mêmes le site hébergeur.