En marge des avantages qu'ils promettent, les outils collaboratifs et les applications mobiles en entreprises inquiètent les professionnels, qui craignent la perte de données ou la propagation de virus.

Les entreprises soucieuses des risques inhérents au web social

Les professionnels français sont une majorité à percevoir des risques quant à la sécurité de l’entreprise liés au développement sans précédent des applications web interactives et des réseaux sociaux, constate Check Point et l’institut Ponemon dans une étude menée conjointement. Les trois quarts des organisations interrogées au cours de l’enquête estiment que l’apparition de ces canaux sociaux peut mener à de nouvelles formes de propagation de virus, contribuer à la baisse de la productivité en entreprise, ou encore aboutir à la perte de données sensibles. Principal problème : un manque de sensibilisation sécuritaire.

L’utilisateur peu ou pas responsable

La plupart des personnes ayant répondu jugent que ce sont avant tout les responsables de la sécurité (DSSI) et les agents informatiques (DSI) qui doivent veiller à la sécurité de l’entreprise, pour ce qui concerne ces questions. Les salariés n'étant pas prioritairement perçus comme les premières personnes à tenir pour responsables de leurs comportements en ligne. Pour autant, plus de la moitié des répondants considèrent que les utilisateurs ne tiennent pas ou peu compte des risques informatiques lors de leurs échanges professionnels quotidiens, lorsqu’ils naviguent sur Internet ou téléchargent des applications.

La sécurité : une priorité pour un quart des répondants

Malgré la forte montée des menaces sur le Web 2.0, les répondants en France se montrent relativement moins préoccupés par la sécurité du web social, que leurs homologues aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, au Japon et en Australie”, soulignent les analystes. De fait, selon les chiffres du rapport, seul un quart des professionnels français interrogés considère la sécurité sur le Web 2.0 comme une priorité, contre 65 % aux Etats-Unis, près de 70 % au Japon et plus de 40 % en Australie et en Grande-Bretagne. A noter que plus de huit responsables sur dix affirment du coup envisager de déployer une solution de sécurité spécifique au cours des cinq prochaines années, selon les consultants. L’étude a été menée auprès de 400 administrateurs en France et plus de 2100 à l’étranger, au mois d’avril 2010.