Devant lancer l’an prochain des imprimantes laser de haut de gamme, le constructeur japonais Epson s’apprête parallèlement à faire son entrée sur le marché du photocopieur, marché largement dominé p...

Devant lancer l’an prochain des imprimantes laser de haut de gamme, le constructeur japonais Epson s’apprête parallèlement à faire son entrée sur le marché du photocopieur, marché largement dominé par des acteurs comme Xerox ou Canon. Président de la direction commerciale européenne d’Epson, Claude Hoffstetter déclare “le marché du copieur nous intéresse”, tout en précisant que la société consacrait d’importants efforts de recherche et développement à cette diversification qui s’effectuera de “manière progressive”. Le groupe a par ailleurs l’intention de devenir “à moyen terme” un acteur important sur le marché de l’impression laser de milieu et haut de gamme, secteur dominé par Hewlett-Packard. Voulant accélérer l’intégration de ses activités en Europe, Epson va, dès l’an prochain, développer une politique paneuropéenne et mettre en place un centre européen de gestion des pièces détachées. “Jusqu’ici, l’Amérique, l’Asie-Pacifique et l’Europe représentaient trois grands marchés d’importance comparable. La crise asiatique et la forte concurrence locale que nous rencontrons aux Etats-Unis devraient permettre à l’Europe de représenter rapidement 40 % de nos ventes mondiales”. Au cours du dernier exercice, Espon a vendu en Europe 4,2 millions d’imprimantes sur un total de 12 millions, chiffre qui devrait passer pour l’exercice en cours à 6 millions. Crédité d’une part de marché mondial des imprimantes à jet d’encre de près de 27 %, occupant ainsi la seconde place derrière Hewlett-Packard, le groupe Seiko Espon a réalisé au cours de l’exercice clos fin mars, au niveau mondial, un chiffre d’affaires consolidé d’environ 45 milliards de F. Avec une part de marché en France de 40 %, Epson devance son concurrent américain. La filiale française a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 2 milliards de F, en hausse de 55 % par rapport à l’exercice précédent. (Les Echos 23/12/1998)