Vendredi à Orléans, un jeune homme de vingt-cinq ans, passionné d’informatique, a été interpellé pour des escroqueries à la carte bancaire commises par le biais d’INTERNET. Comme l’explique le spé...

Vendredi à Orléans, un jeune homme de vingt-cinq ans, passionné d’informatique, a été interpellé pour des escroqueries à la carte bancaire commises par le biais d’INTERNET. Comme l’explique le spécialiste de la criminalité informatique au SRPJ d’Orléans, M. Campana, “depuis deux ou trois ans, on peut trouver sur certains sites des logiciels qui créent et proposent des numéros de cartes bancaires. Certains de ces numéros correspondent effectivement à des comptes en banque de particuliers, d’autres ne sont pas attribués mais sont suffisamment logiques pour que la transaction puisse se faire”. L’Orléanais interpellé avait effectué pour 290 F d’achat. La victime dont le numéro de carte avait été “subtilisé” ayant déposé plainte, les enquêteurs ont pu ainsi remonter jusqu'à lui. Si les policiers parviennent, dans la plupart des cas, à cueillir les escrocs lors de la livraison des produits, lorsqu'ils sont alertés par la société de vente par correspondance ou par la banque ayant pu déceler à temps le numéro bidon ou détourné, il leur est très difficile, en revanche, d’identifier ceux qui fabriquent et diffusent les fameux logiciels, souvent de l’étranger. Les policiers, comme pour la plupart des délais commis sur Internet, se heurtent souvent aux législations très différentes en vigueur dans les pays étrangers. Comme l’indiquent les spécialistes “l’escroquerie à la carte bleue existait déjà sur le Minitel, mais Internet leur offre plus de confidentialité”. (Le Parisien - La Tribune - 31/08/1998)