Explosera ? N'explosera pas ? Les questions se multiplient autour de la commercialisation des services de téléphonie de troisième génération (3G). Le premier opérateur à avoir lancé ces services...

Explosera ? N’explosera pas ? Les questions se multiplient autour de la commercialisation des services de téléphonie de troisième génération (3G). Le premier opérateur à avoir lancé ces services en Europe, Hutchison 3G, n’ose même plus évoquer sa première ambition : atteindre le million d’abonnés d’ici à la fin de l’année 2004. En un an, l’opérateur n’a conquis que 210.000 abonnés en Grande-Bretagne. Autant dire qu’il est loin du compte.

Il faut, pour sa défense, préciser que les fabricants de téléphones portables ont manqué de réactivité, et ont quelque peu plombé les ventes d’abonnement au moment des fêtes de fin d’année 2003. Le finlandais Nokia reconnaissait mercredi que le développement des téléphones 3G prenait plus de temps que prévu. Selon Nokia, c’est la nécessité de vérifier les réseaux de troisième génération qui est à l’origine de ce retard.

Les fabricants ne manquent pas de se faire épingler par les opérateurs sur un autre point ; c’est ainsi que Vodafone déclarait mardi que les appareils en fabrication étaient lourds, peu élégants et d’une faible autonomie. Tout pour plaire aux utilisateurs, en somme… Des utilisateurs, qui plus est, qui sont devenus assez difficiles. Comme le précisait Jorma Olila, PDG de Nokia, « Les clients veulent des mobiles 3G aussi bons, voire meilleurs que les appareils 2,5 G (norme GPRS) qui sont déjà très bons ».

Côté utilisateurs, il semble qu’il n’y ait pas que les appareils qui ne soient pas au niveau de leurs attentes. Les services, comme ceux des appels vidéo (qui permettent de voir son interlocuteur sur son écran), ou de navigation d’Internet, dont les opérateurs vantent la modernité et l’utilité ne séduisent pas vraiment les abonnés. Une observation qui a conduit Hutchison à revoir son plan d’attaque : au lieu de mettre l’accent sur les services, l’opérateur a commencé à revoir ses prix. Les abonnements sont ainsi passés, au Royaume-Uni, de 99 à 35 livres par mois !

(Atelier groupe BNP Paribas –26/02/2004)