L'accroissement des moyens et équipements des pirates rend plus complexe la prévention des attaques provenant de ces derniers. Une solution est d'agir de façon plus globalisée.

Les Etats doivent collaborer pour réduire les menaces informatiques

 

Pour l'institut Georgia Tech (GTRI), les menaces sécuritaires prendront une ampleur conséquente en 2012 sur le web. Le rapport, rédigé conjointement par la branche "sécurité Internet" et le centre de recherche de l'institut, met en exergue une forte croissance, tant du type de menaces que du nombre d'attaques attendues. Pour y pallier, le centre recommande de ne pas faire l'impasse sur un fait : celui de la globalité de ces menaces. C’est-à-dire que les actions préventives ne doivent pas être le fait de pays, mais  bien de l'ensemble des pays. A son sens, une action ponctuelle de la part d'un Etat ne peut fonctionner, les hackers étant disséminées un peu partout dans le monde.

Une lutte qui ne peut être que globale

Selon Mustaque Ahamad, directeur du  Georgia Tech Information Security Center (GTISC) : "Les secteurs privés et publics de tous les pays doivent mettre en commun leurs ressources afin de comprendre quelles menaces risquent d'émerger, et développer de nouvelles stratégies proactives de sauvegarde du réseau, de ses consommateurs, et de ses infrastructures". La raison de cette multiplication ? "Les hackers, quelles que soient leurs motivations (financière, idéologique...) sont de mieux en mieux équipés, et ont accès à un financement de plus en plus important", résume ainsi Bo Rotoloni, directeur du laboratoire de sécurité de l'information du GTRI. Parmi les divers types de menaces identifiées, trois retiennent particulièrement l'attention des chercheurs.

Des menaces émergentes au potentiel de nuisance important

La première d'entre elles porte le nom "d'empoisonnement des recherches", et consiste à faire remonter dans les résultats de recherche des liens corrompus ou malveillants, en utilisant des techniques dites de "SEO", ou d'optimisation du référencement (mots clés, liens vers d'autres sites...). Viennent ensuite les problèmes de sécurité relatifs à l'Internet sur téléphones portables. Les contraintes ergonomiques liées à la taille des écrans empêchent en effet de mettre en place des barrières sécuritaires réellement efficaces. Enfin, l'information volée depuis les réseaux sociaux constitue la troisième préoccupation majeure. La quantité de cette dernière ne cesse d'augmenter, et son caractère de plus en plus privé implique un risque croissant.