Plus de 80 % des enseignants en université utilisent les sites communautaires dans de cadre de leur travail. Facebook, YouTube et les blogs leur permettent d'appuyer leurs activités professionnelles.

Aux Etats-Unis, l'enseignement passe aussi par les réseaux sociaux

Plus de 90 % des universitaires américains vont sur des sites de réseaux sociaux sur leur lieu de travail. C’est ce que révèle une étude du groupe de recherche de l’université de Babson en collaboration avec Pearson, acteur du marché de l’enseignement. Il en ressort que les enseignants utilisent plus les réseaux sociaux que les industriels, et qu’ils s’en servent également pour subvenir à leurs besoins d’enseignement. Près d’un tiers d’entre eux postent d’ailleurs du contenu pour que leurs étudiants puissent y accéder en dehors de l’université et 40 % des enseignants demandent à leurs étudiants de parcourir le contenu dans le cadre de leurs devoirs.

Motivations

Cette étude réalisée auprès de près de deux mille professeurs, précise que les universitaires utilisent les médias sociaux notamment pour soutenir leurs activités dans le cadre de leur carrière, grâce à leur blog, à YouTube et à Facebook. Ce dernier reste le média le plus fréquenté mais il est également utilisé, au même titre que YouTube, pour l’usage personnel des enseignants. Ces derniers se sentent toutefois concernés par les problématiques liées à la violation de la vie privée et reconnaissent que celles-ci peuvent freiner leurs étudiants quant à l’usage des sites communautaires.

Partage

"Dans les classes universitaires, les réseaux sociaux ont la capacité de favoriser un mélange des connaissances, et d’aider la démarche des étudiants", explique Krista Jackman, maître de conférence d’anglais à l’Université du New Hampshire. L’étude en déduit que ces pratiques encouragent l’apprentissage et qu’il est important d’investir ces sites pour en tirer d’importants avantages, notamment quant à la création de plates-formes communautaires d’échange de savoir. Cette étude a été réalisée en ligne et trois quarts des 1920 répondants sont enseignants à plein temps.