Depuis le début de l'année 2004, le taux d'ouverture des emails ne cesse de baisser aux Etats-Unis. Selon le dernier rapport du fournisseur de solutions marketing DoubleClick, ce taux est passé...

Depuis le début de l'année 2004, le taux d'ouverture des emails ne cesse de baisser aux Etats-Unis. Selon le dernier rapport du fournisseur de solutions marketing DoubleClick, ce taux est passé de 36 % au deuxième trimestre 2004 à 27,5 % au deuxième trimestre 2005. Ces chiffres sont nettement inférieurs à ceux constatés en Europe au premier trimestre : 45,4 % en France, 35,6 % en Allemagne.

En matière d'Internet, les usages des internautes américains se répercutent souvent en Europe quelques temps plus tard. Que ceux qui utilisent l'email pour faire leur promotion se rassurent : si les taux d'ouverture baissent, le nombre de clics conduisant à un achat augmente. Ce ratio, que l'on appelle taux de conversion, est passé de 3,6 % au premier trimestre 2004 à 4,6 % en 2005.

Les internautes deviendraient donc de plus en plus méfiants et n'ouvriraient que les courriers dont la provenance leur paraît sure. Ils sélectionnent maintenant de plus en plus rigoureusement les emails pouvant correspondre à leurs besoins. Moins d'emails lus, certes, mais un retour plus important pour les publicitaires. D'où la nécessité d'un ciblage adéquat...

Quelques constatations doivent tempérer ces résultats. Premièrement, l'outil de mesure de DoubleClick mesure le taux d'ouverture des emails grâce au chargement dans le corps d'une minuscule image. Or de plus en plus de logiciels de messagerie bloquent par défaut les images contenues dans les courriers. Deuxièmement, les fournisseurs d'accès (FAI) et les logiciels de messagerie disposent maintenant de systèmes efficaces pour bloquer le courrier non sollicité (spam).

(Atelier groupe BNP Paribas- 15/09/2005)