Capgemini dispose d'un fil Twitter dédié au groupe. Buts : obtenir plus facilement retours et suggestions, faire de la veille concurrentielle… Entretien avec Richard Fahey, qui gère @capgemini.

@Capgemini suit 1606 comptes et a 3 228 abonnés.
L’Atelier : De quand date la création du compte Twitter de Capgemini ? S’agit-il d’une initiative prise localement ou par le siège de l’entreprise ?
Richard Fahey : J’ai été à l’initiative de la création de @capgemini en mars 2008, alors que j’étais employé à la division SAP de la branche Royaume-Uni de Capgemini. Il ne s’agit pas d’une initiative générale, mais il existe un réseau de compte Twitter liés à Capgemini et correspondants à différentes parties du groupe. Tous partagent désormais des informations et retwittent des informations en fonction de ce que fait le fil Twitter principal.

Quels sont les principaux objectifs de @capgemini ?

La collaboration est une de nos valeurs fondamentales. Etre sur Twitter nous permet d’interagir avec différentes communautés et individus. Nous obtenons ainsi des retours et des suggestions. Nous faisons aussi de la veille concurrentielle : nous suivons nos concurrents sur Twitter et ils nous suivent en retour. Cela nous permet de savoir de quoi ils parlent et quel usage ils font de la plate-forme.
Nous utilisons également ce média pour communiquer avec nos clients et nos partenaires, diffuser des annonces importantes ou des informations sur des évènements importants. L’amélioration de la notoriété de la marque est un autre objectif, tout comme la promotion de blogs ou de posts intéressants. Lorsque l’on parle du web 2.0 sur notre compte Twitter, cela améliore notre réputation en ligne. Mais aussi un peu de divertissement : tout ne doit pas nécessairement être lié au travail !

Comment faites-vous la promotion de votre compte Twitter ?
Le compte n’est actuellement pas lié directement à la page mondiale du groupe, mais il y a une communauté active et enthousiaste d’utilisateurs de Twitter au sein de l’entreprise qui fait la promotion du fil @capgemini.
Qu’y a-t-il de plus excitant et de plus frustrant avec Twitter ?
Ce qui est excitant, c’est que cela donne un visage humain à l’entreprise : nos abonnés peuvent s’entretenir avec une personne réelle. Je fournis mon compte Twitter personnel sur le compte, il est donc possible à ceux qui le désirent d’en apprendre plus sur moi-même.
La manière dont le service est parfois perçu par les professionnels est frustrante. Ce n’est pas seulement un moyen de faire savoir ce que vous avez mangé au petit déjeuner. La plate-forme est aussi utilisée pour impliquer et s’adresser à des communautés diverses sur Internet. La réputation de Twitter auprès des environnements B2B traditionnels évolue, mais le changement est relativement lent. En ce qui concerne le service en lui-même, les problèmes de disponibilité sont quelquefois frustrants.