L’éditeur de solutions collaboratives Knowings vient de publier la quatrième édition de son enquête sur la perception et les pratiques des dirigeants en matière de Knowledge Management (KM)*...

L'éditeur de solutions collaboratives Knowings vient de publier la quatrième édition de son enquête sur la perception et les pratiques des dirigeants en matière de Knowledge Management (KM)*. Réalisée auprès de 140 dirigeants de grandes entreprises, l'étude met en lumière trois problématiques essentielles auxquelles pensent les dirigeants lorsqu'il s'agit de KM :

L'augmentation de la productivité et de la performance grâce à une diffusion et à un partage plus large des savoir-faire métier, à la préservation des savoir-faire de l'entreprise, et à de meilleures résolutions de problèmes et gestions de crises.
Le développement du leadership grâce à une adaptation marketing permanente (veille + sollicitation d'expert), au maintien des avantages compétitifs existants (capitalisation) et à l'accélération de l'innovation.
L'accroissement de l'efficacité commerciale grâce à une meilleure réactivité dans l'élaboration des offres, rendue possible par l'existence de bases de connaissances métier et / ou sectorielles et par l'exploitation des retours d'expérience.
L'intérêt pour le KM se renforce : 40 % des dirigeants sondés considèrent le KM comme « essentiel à la réussite de leur entreprise » . Et ils sont également 40 % à estimer que le manque à gagner à ne pas pratiquer le KM correspond à une perte de 5 % de leur chiffre d'affaires !
En ce qui concerne les pratiques liées au Knowledge Management, l'étude permet de dégager trois grandes tendances.
1- Pour commencer, les actions internes sont majoritairement tournées vers l'interne. La constitution de référentiels de connaissances, organisés par métier, faciles et rapides d'accès demeure la priorité des répondants, qui souhaitent préserver et mieux exploiter le capital de connaissances métier existant de l'entreprise.  « Comme les années précédentes, les principaux retours sur investissement sont attendus sur les trois activités “cœur de métier” : la vente et la relation clients ; l'innovation et la recherche et développement ; la production de produits et de services.
2 - Ensuite, Knowings remarque que le déploiement des pratiques et des outils KM se fait progressivement. Ainsi, 52 % des répondants considèrent que leur entreprise est « plutôt prête » ou « prête et en avance » sur le déploiement du KM. Par contre, cette démarche KM n'est pas homogène dans l'entreprise et des disparités importantes restent sensibles entre départements ou services : moins d'un répondant sur quatre considère son entité « plutôt prête » ou « en avance ».
Les entités de R&D semblent les plus matures  : près de 20 % des répondants déclarent avoir un système KM « en place » dans ce domaine, et 25 % disent que c'est « en cours ». Les responsables R&D qui se sentent en retard se montrent même assez inquiets : 25 % se disent « en retard » mais 44% se déclarent « dépassés ». Il s'agit également du domaine pour lequel les retours sur investissement KM semblent les plus clairs aux yeux des dirigeants.
Les entités de production et ventes, et de relations clients commencent à adopter des démarches de KM . S euls 13% des répondants déclarent avoir un système KM « en place » dans ces domaines mais 23% disent que c'est « en cours ». Près de 60% d'entre eux se disent « en retard ». Globalement, les retours sur investissement KM dans ces entités sont néanmoins reconnus par une large partie des dirigeants.
Les entités fonctionnelles, de leur côté, continuent de connaître des pratiques pionnières . Qu'il s'agisse du niveau de pratique ou même de l'importance des bénéfices liés au KM, les représentants des domaines fonctionnels (RH, Finances, etc.) se distinguent par un niveau élevé de « Non Réponse » (de 30 à plus de 50 %), témoignant d'une moindre maturité en matière de KM. Le niveau de pratique KM des domaines fonctionnels est bas.
3- La troisième tendance est que la fonction KM est de plus en plus sponsorisée par les directions opérationnelles. L'existence d'une responsabilité dédiée au KM se confirme : une entreprise sur quatre en 2003, une entreprise sur trois en 2004 déclarent clairement attribuer cette fonction. Plus la taille de l'entreprise est importante, plus cette fonction est fréquente. Comme en 2003, les principaux sponsors du KM dans l'entreprise en 2004 sont la direction générale (un cas sur trois) et les directions opérationnelles (un cas sur quatre).
Une tendance irréversible à la progicialisation des outils de KM
En 2003, les solutions progicielles commençaient à s'imposer face au choix de développements spécifiques, auparavant dominants. L'enquête 2004 confirme cette évolution vers le progiciel : celui-ci est présent dans plus d'un système en place sur trois, et il est très majoritairement retenu dans le cadre des nouveaux projets.
Cette évolution va de pair avec le niveau de maturité de l'entreprise : les entreprises qui sont le plus en avance en termes de management des connaissances sont celles qui ont déjà mis en place des progiciels spécialisés.
* Etude réalisée en collaboration avec le KM forum, Polia Consulting et Unisys
 
Visiter le site de Knowings : http://www.knowings.com
 
(Atelier groupe BNP Paribas - 13/10/2004)